Blog de l'association "Rassembler la gauche dans le pays "Uzège-Pont-du-Gard""

Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


18/05/2012

Quelques éléments pour comprendre la Grèce

Où l'on peut mieux comprendre un vote qui refuse la seule austérité du peuple pour vaincre une crise produite surtout par les représentants du grand capital et les technocrates à leur service pour imposer un interprétation érronée.

Les 10 mythes sur la Grèce et la crise.doc

Lecture qui peut être utile pour les législatives françaises des 10 et 17 juin pour qu'une expression pleinement démocratique sans chantage et pression puisse en résulter ...

... et justifier un réel débat pour un audit citoyen de la dette pour que les décision pour en sortir puisse être pris en toute transparence 

07/05/2012

Grèce. Législatives : les urnes disent non à l'austérité

Séisme politique en Grèce. Dans un contexte marqué par la contestation et l'austérité, les deux partis pro-austérités s'effondrent aux élections législatives et n'obtiennent à eux deux que 149 sièges. Le parti néo nazi Chryssi Avghi (Aube Dorée) obtient lui près de 7% des suffrages lui offrant 21 des 300 sièges du Parlement. La formation d'un nouveau gouvernement s'annonce d'ores et déjà très difficile.   

Le parlement grec compte 300 députés. Voici les résultats des sept partis qui y seront représentés :

La Nouvelle-Démocratie (droite, pro austérité) : 18,8% des suffrages (108 sièges de députés)

Syriza (Gauche radicale) : 16,5% des voix (52 sièges)

Le Pasok (socialiste, pro austérité) : 13,2% des suffrages (41 députés)

Parti grec indépendant : 10,6% (33 députés)

KKE (communistes) : 8,4% (26 députés)

Chryssi Avghi (néo nazi) : 6,9% des suffrages (21 députés)

Dymar (gauche démocratique et pro-européenne) : 6,1% (19 députés)

 

Les deux partis pro-austérité, la Nouvelle-Démocratie (droite) et le Pasok (socialiste), ne rassemblent ainsi que 149 sièges sur les 300 du Parlement (malgré la prime au premier qui sur-représente le parti arrivé en tête!), sous la majorité absolue, après le dépouillement de 99% des bulletins, selon les chiffres publiés ce lundi par le ministère de l'Intérieur. 

 

Selon ces résultats, les deux partis, piliers du bipartisme en Grèce depuis 38 ans, ne pourraient donc former un gouvernement de coalition qu'avec l'appui d'un troisième parti.

 

Cinq partis anti-austérité

Les cinq autres partis ayant réussi à atteindre le seuil de 3% nécessaire pour entrer au parlement, sont tous hostiles, à des degrés divers, à la politique d'austérité draconienne infligée à la Grèce depuis deux ans. Ils raflent 151 sièges dans la nouvelle assemblée, soit un peu plus de la moitié, et incluent la formation néo-nazie Chryssi Avghi (Aube dorée) qui obtient pour la première fois des députés.

 

Les résultats définitifs devraient être proclamés à 13h ce lundi par le président du parlement sortant. Dans la foulée, le chef de l'Etat Carolos Papoulias appellera Antonis Samaras, dirigeant de la droite Nouvelle-Démocratie, dont le parti est arrivé en tête du scrutin, pour lui confier la tâche de former un "gouvernement qui jouisse de la confiance du parlement", selon la Constitution. 

 

La gauche radicale arrive en 2e position

Antonis Samaras aura trois jours pour tenter de mettre en place son cabinet. S'il échoue, Carolos Papoulias doit remettre "ce mandat exploratoire" pour la formation d'un gouvernement au dirigeant du deuxième parti, soit à Alexis Tspiras, chef de la gauche radicale du Syriza, qui a créé la surprise en obtenant un score de 16,5% des suffrages, contre 4,6% aux législatives en 2009. 

 

Une coalition difficile à former

Les partis pro-austérité, alliés depuis novembre au sein d'un exécutif de transition, risquent d'avoir le plus grand mal à trouver un partenaire pour un gouvernement de coalition parmi les cinq autres partis anti-austérité du parlement qui ont déclaré être contre la poursuite de la rigueur, exigée par les créanciers du pays, UE et FMI. Seul le parti de la gauche démocratique (Dymar, 6,1%), pro-européen, pourrait éventuellement jouer ce rôle.

01/05/2012

Voter contre Sarkozy, oui, mais intervention citoyenne nécessaire ensuite

Devant les dérives droitières et même extrême-droitières de Nicolas Sarkozy, il est absolument nécessaire de voter contre lui au 2e tour !

Mais, ce vote "contre" n'est malheureusement pas un vote d'adhésion à François Hollande. Il n'est que le seul moyen restant pour empêcher un deuxième quinquenat du président sortant. 

  • devant l'extrême timidité du programme de François Hollande pour lutter effectivement contre la crise et redistribuer véritablement les richesses au profil du travail et de la protection sociale ;
  • devant l'urgence d'un véritable audit citoyen de la dette pour ne pas rester dépendant de la bonne volonté du grand capital qui pille notre pays depuis 30 ans au travers de tous les gouvernements succesifs ;
  • devant la nécessité d'une refonte fondamentale et non marginale des traités européens en respectant le vote des français(e)s de 2005 ;
  • devant le danger d'un échec rapide de sa politique par manque de moyens repris au capital pour mener une véritable relance économique ;
  • devant la menace d'une redistribution des forces de l'opposition de droite au bénéfice du leurre d'extrême droite bleu marine ;

Il est urgent de ne pas attendre, dès le lendemain du 2e tour, pour :

  • imposer un suivi citoyen et public régulier des engagements du candidat socialiste ;
  • permettre que la chambre des députés puisse être réellement pluraliste à gauche en empêchant une majorité unicolore et en imposant ainsi un débat transparent public pour un véritable "changement maintenant" !

Ce blog, ou un autre ouvert spécifiquement, sera activé à cet effet en fonction des résultats du 2e tour

20/04/2012

Un pays où la révolution citoyenne est chose concrète :

Sujet : Islande : un exemple à suivre ...

Sans nouvelles d’Islande : Pourquoi ?

Si quelqu’un croit qu’il n’y a pas de censure actuellement, qu’il nous dise pourquoi on a tout su au sujet de ce qui se passe en Egypte et pourquoi les journaux n’ont absolument rien dit sur ce qui se passe en
Islande.

En Islande,
- le peuple a fait démissionner un gouvernement au complet,
- les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé de ne pas payer la dette qu’elles avaient contractée auprès de banques de Grande-Bretagne et de Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière
- une assemblée populaire vient d’être créée pour réécrire la Constitution.

Et tout cela, pacifiquement.
Toute une révolution contre le pouvoir qui a conduit à cette crise.
Voilà pourquoi rien n’a été publié pendant deux ans : Que se passerait-il si les citoyens européens en prenaient exemple ?

Brièvement, voici l’histoire des faits :
2008 : La principale banque du pays est nationalisée, La monnaie s’effondre, la bourse suspend son activité. Le pays est en banqueroute.
2009 : Les protestations citoyennes contre le Parlement font que des élections anticipées sont convoquées et qu’elles provoquent la démission du Premier Ministre et, en bloc, de tout le gouvernement. La situation économique désastreuse du pays persiste. Par le biais d’une loi, il est proposé à la Grande Bretagne et à la Hollande le remboursement de la dette par le paiement de 3.500 millions d’euros, montant que paieront mensuellement toutes les familles islandaises pendant les 15 prochaines années à un taux d’intérêt de 5%.

2010 : le peuple descend à nouveau dans la rue et demande que la loi soit soumise à référendum. En janvier 2010, le Président refuse de ratifier cette loi et annonce qu’il y aura une consultation populaire. En mars, le référendum a lieu et le NON au paiement de la dette remporte 93% des voix.

Pendant ce temps, le gouvernement a entamé une investigation pour régler juridiquement les responsabilités de la crise. Les détentions de plusieurs banquiers et cadres supérieurs commencent.

Interpol lance une enquête et tous les banquiers impliqués quittent le pays.

Dans ce contexte de crise, une assemblée est élue pour rédiger une nouvelle Constitution qui reprend les leçons apprises de la crise et qui se substitue à l’actuelle qui est une copie de la constitution danoise.

Pour ce faire, on a recours directement au peuple souverain. On élie 25 citoyens sans filiation politique parmi les 522 qui se sont présentés aux candidatures. Pour cela, il faut être majeur et recueillir le soutien de 30 personnes. L’assemblée constituante commence ses travaux en février 2011 afin de présenter, en partant des avis collectés dans les diverses assemblées qui ont eu lieu dans tout le pays, un projet de Grande Charte.

Elle doit être approuvée par l’actuel parlement ainsi que par celui qui sera constitué après les prochaines élections législatives.

Voici, en bref, l’histoire de la Révolution Islandaise :
- démission en bloc de tout un gouvernement
- nationalisation de la banque
- référendum pour que le peuple puisse se prononcer sur les décisions économiques fondamentales
- emprisonnement des responsables de la crise et
- réécriture de la constitution par les citoyens

Nous a-t-on parlé de cela dans les médias européens ? En a-t-on parlé dans les débats politiques radiophoniques ?

 A-t-on vu des images de ces faits à la TV ? Bien sûr que non !

Le peuple islandais a su donner une leçon à toute l’Europe en affrontant le système et en donnant une leçon de démocratie au reste du monde.


 http://www.assemblee-constituante.fr/index.php/post/2012/01/16/Nouvelles-islandaises

16/04/2012

Quelques lectures de la dernière semaine

Une interview de l'anthropologue Emmanuel Terray sur ce que c'est "qu'être de droite" et où les étiquettes ne sont pas toujours aux places attendues !

www.rue89.com-emmanuel-terray-etre-de-droite-c-est-avoir-...

 

Une nouvelle arme de la finance contre la France qui nécessite que les candidats s'engagent :

une-nouvelle-arme-de-la-finance-contre-la-france.pdf

www.rue89.com-en-pleine-campagne-un-nouvel-instrument-pou...

 

Une comparaison rapide de tous les programmes et une série d'articles proposés par "Rue 89" :

http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/04/16/2012...

http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/04/06/sark...

 

Une comparaison plus détaillée des programme de François Hollande et de Jean-Luc Mélenchon :

Programmes Hollande Mélenchon.doc

 

Le chiffrage du programme de Jean-Luc Mélenchon qui va effectivement chercher l'argent où il se trouve pour répondre aux besoins de la majorité :

Chiffrage programme.doc

Pourquoi Albert Jacquard et Paul Ariès vont voter Mélenchon :

www.rue89.com-albert-jacquard-votera-melenchon-il-me-fait...

Paul Ariès votera pour Mélenchon.doc

 

Quelques questions auxquelles François Hollande ne répond pas ... ou plus :

www.rue89.com-les-questions-auxquelles-hollande-ne-repond...

 

Et enfin une réflexion sur le VOTE UTILE :

tentation du vote utile.pdf

 

05/04/2012

Les sociétés de sondage : mesure d'opinion ou faiseur d'opinion ?

Sociétes totalement dépendantes de la grande finance


Un danger de manipulation de l'opinion au service de leurs intérêts ?


IFOP est détenu par Laurence Parisot (250e fortune de France, Présidente du MEDEF, membre des CA de BNP-Paribas et de Michelin)

CSA par Bolloré (10e fortune de France, transport, énergie, communication et médias, industries plastiques et papiers)

BVA par Rothschild (14e fortune de France, banque, finance)

IPSOS par Pinault (5e fortune de France, énergie, finance, commerce, papier journal, presse, communication, industrie du luxe)

Opinion Way par Patrick Buisson (journaliste politique d'extrême droite, puis conseiller politique de Nicolas Sarkozy)

TNS-SOFRES par Marc de Lacharrière (70e fortune de France, agence de notation financière Fitch Ratings, administrateur du groupe Casino, de L'Oréal, de Renault depuis 2000, membre du Conseil consultatif de la Banque de France)

03/04/2012

Les marchés ou les citoyens, qui doit décider?

uatre candidats de gauche ont répondu à Attac sur la ratification du nouveau traité européen, le « Pacte budgétaire » qui veut engager l'Europe dans l'austérité pour des décennies (les réponses sont disponibles ici). Alors que Nicolas Sarkozy prétend que ce traité serait « trop compliqué » pour faire l'objet d'un référendum, François Hollande a refusé de nous répondre. Exigeons de ces candidats qu'ils acceptent et organisent le débat !

Vous pouvez utiliser l'outil ci-dessous (qui peut être facilement intégré à votre site web, ou votre blog en cliquant sur "créer votre widget"), ou copier-coller le texte d'interpellation plus bas.

http://www.france.attac.org/les-marches-ou-les-citoyens-q...

 

Une question centrale par rapport à la finance et aux moyens d'agir vraiment pour changer

Ratifier sans consulter le peuple ? Les candidats doivent s'expliquer

Lire la suite

31/03/2012

Vote utile ? Importance d'être en tête au premier tour ?

Quelques réalités des scrutins précédents pour réfléchir sur l'appel au vote "utile" qui est aussi la négation de la libre expression du premier tour en y inscrivant de force les prévisions du second !

Quelques réalités aussi sur l'importance d'être en tête au premier tour pour gagner au second

1974 : Mitterrand est en tête au premier tour mais Giscard d'Estaing est élu au second avec l'absence d'un candidat PC et une extrême gauche à 2,7% qui ne laisse que peu de report possible à gauche 

1981 : Giscard d'Estaing en tête au premier tour et Mitterrand élu au second grâce à une réserve forte à gauche avec un PC à 15,4%, un PSU à 1,1%, des RG à 2,2 % et LO à 2,3 % prouvant que la pluralité à gauche est un atoût et non un handicap

1995 : Jospin en tête au premier tour et Chirac élu en profitant d'un résultat insuffisant des autres formations de gauche que le PS (PC à 8,6%, verts à 3,3%, LO à 5,3%) suite à des appels forts au vote utile !

2007: Royal n'est pas en tête au premier tour et l'appel au vote utile lamine les voix de gauche autres que le PS (moins de 10% au total), ouvrant la porte à Sarkozy

Le système du vote à 2 tours ne garde sa dimension démocratique et ne permet des choix clairs au second tour que si les expressions du premier ne sont pas détournées par le forcing des médias et des partis "dominants" pour le réduire à un simple choix duel !

Face à l’artillerie lourde

Vous avez noté, bien-sûr, comment depuis quelques semaines, les intentions de vote pour le Front de Gauche relevées par les sondages sont à la hausse. Cette fois-ci cela correspond à ce que nous observons de toute part dans le pays avec nos propres instruments de mesure. La marche sur la Bastille et sa première réplique à Lille en attestent. Je n’en dis pas davantage. Cette situation déchaîne contre moi un ouragan de tirs tendus. Les arquebusiers les plus divers du Front National aux Verts en passant bien-sûr par les socialistes et l’UMP sont montés au feu. Je vois bien que cela énerve ! J’en dis le fond des raisons. Puis je viens sur une affaire largement sous signalée : la situation des lycées professionnels. Et comme il me faut faire vite, puisque je dispose de peu de temps pour monter cette note, je vais devoir après bien d’autres recourir à une méthode que je juge assez pauvre le reste du temps : donner des liens sur la toile pour dire ce que j’ai à dire.

face-a-lartillerie-lourde.pdf


28/03/2012

Des mots et des actes ? La maîtrise de la finance mérite de la clarté

Le collectif Pour un pôle public financier au service des Droits! qui réunit de nombreux syndicats, le DAL, la fondation Copernic... interpelle le candidat socialiste et détaille ses propositions pour «une réappropriation collective de la finance au service du développement économique et du renforcement de la cohésion sociale».

http://blogs.mediapart.fr/edition/2012-ce-que-propose-la-...

Pour un pôle public financier au service des Droits.doc

01/03/2012

Europe : pas sans nous !

Appel des 200 pour un référendum

sur le nouveau Traité européen

Plusieurs traités européens ont déjà dépossédé les citoyens de la possibilité de choisir les orientations de l’Union européenne.

Aujourd’hui, la Grèce mais aussi le Portugal, l'Irlande et l'Italie se voient imposer des décisions majeures dans des domaines qui ne sont de la compétence, ni de la commission, ni du conseil européens. Les dirigeants et les technocrates de l'Europe, au service de la finance, enfoncent les populations dans la récession, la régression sociale et la misère, renforçant ainsi les inégalités, les discriminations et la xénophobie.


Le sommet européen a adopté le 9 décembre, le projet du TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination, et la gouvernance dans l’Union), dit traité Merkozy. Il cherche à donner une base légale à la répression, la régression sociale et aux dénis de démocratie, durcissant les règles qui figuraient déjà dans le Traité de Maastricht puis dans celui de Lisbonne, imposant de lourdes sanctions «immédiates» et «automatiques» aux pays contrevenants. Cet accord a vocation à engager l’ensemble des pays de l’Union et l'ensemble des décisions politiques.
Les gouvernants qui entendent limiter aux parlements la ratification du traité manifestent leur mépris des exigences démocratiques.

Ils se font les complices de la remise en cause du principe démocratique fondamental: la souveraineté du peuple.

Nous refusons de renoncer à nos droits !!

http://www.referendum-europe.org/


Lire la suite

28/02/2012

Le MES au sénat et la possibilité de le rejeter !!!

Le temps presse, le MES passe devant le sénat pour être ratifié. Il faut absolument informer le plus grand nombre de nos concitoyens afin d'interpeller les sénateurs. Le rejet de la politique ultralibérale trouve ici un moyen de se faire entendre. Le sénat est passé à gauche et un vote non à cette loi reporterait après les législatives la nécessaire navette entre les deux assemblées. Le peuple français a dit non au TCE en 2005, il doit faire entendre sa voie lors de cette tentative de dépossession de la souveraineté nationale. Il est encore possible de contrer cette tentative de la droite réactionnaire actuellement au pouvoir. Celle-ci est directement inspirée des diktats ultralibéraux des "Chicago Boys" de l'école de pensée de Milton Friedman. Ce dernier est à l'origine de ce cancer monétariste qui dévaste les économies de la planète depuis les années 80, il a été le gourou idéologique de Ronald Reagan. Le gourou de Margaret Thatcher était un personnage tout aussi détestable, Friedrich Hayek l'économiste créateur du Think tank ultralibéral "Le Mont Pèlerin". Le film qui est proposé au public en ce moment met en avant de façon sympathique sous les traits de l'actrice Meryl Streep la redoutable "Dame de fer", rendre sympathique les responsables de ce désastre me semble surprenant à l'heure où on est en droit de demander des comptes.

 
 
Voici un message transmis par une amie, vous avez entre les mains la procédure pour remplir votre devoir de citoyen responsable.
Faire la démarche vous même est  très bien mais cela doit se compléter par la transmission de cette action à vos amis et à vos listes de diffusion!
 
 
 
 
Petit mode d'emploi :

1 - Vous lisez le texte ci-dessous, si vous êtes OK avec, vous continuez, si vous n'êtes pas d'accord vous êtes prêts pour la dictature, détruisez mon @ de votre carnet d'adresses.
2 - Vous copiez/collez le texte ci-dessous et vous remplacez ce qui est en rouge par le nom de votre département, votre nom et votre @ (en bleu)
3 - Vous envoyez à TOUS les Sénateurs de votre département: http://www.senat.fr/somelus.html + à tout votre carnet d'adresses départemental en copie, avant lundi prochain (je n'ai pas trouvé l'ordre du jour sur le site du Sénat, et ne sais donc pas encore quel jour dans la semaine ce dossier sera traité).
4 -  Vous allez voir qui a voté quoi au Sénat dans la semaine et vous diffusez le vote de vos Sénateurs à tout votre carnet d'adresses départemental.
 
 



Monsieur et Madame les Sénateurs (de votre département) ,

 Comme des millions de personnes dans toute l'Europe, je m'inquiète des dérives autoritaires, des politiques d'austérité et de la casse systématique des services publics qui sont mis en œuvre, sous prétexte d'une dette dont la légitimité n'est d'ailleurs toujours pas questionnée. Nous voyons bien la réalité des conséquences de ces politiques en Grèce, où un véritable pillage du pays a lieu. Je ne développerai pas cette situation tragique que vous connaissez.

Je vous écris concernant le traité européen instituant le M.E.S. (Mécanisme Européen de Stabilité) sur lequel vous devrez vous prononcer le 28 février. Vous savez que ce mécanisme donnera à nouveau des pouvoirs complètement
anti-démocratiques à la Commission Européenne. Vous savez que les États européens seront soumis à une discipline budgétaire qui obligera à tout brader à la finance : service public après service public. À travers ce véritable pillage
organisé, c'est toute la cohésion sociale et la qualité de vie dans notre pays, déjà bien entamée, qui seront mis à mal. Je m'étonne du silence qui entoure ce traité crucial et m'indigne de l’absence de consultation populaire à ce sujet.

 Des chèques en blanc à des personnes désignées !
Au sein de ce mécanisme, les décisions seront prises par le Conseil des gouverneurs composé exclusivement des ministres des finances de la zone euro. Aucun veto, ni aucune autorité des parlements nationaux n’est prévu sur ces ministres lorsqu’ils agissent au titre de gouverneurs. De plus, ils jouiront en cette qualité d’une immunité totale leur permettant d’échapper à toute poursuite judiciaire. Pourtant, ils disposeront alors librement des caisses de l’État qui devront accéder de façon « irrévocable et inconditionnelle » à leurs demandes. Il est aussi intéressant de noter que le budget de création du MES pouvant être réclamé aux États-membres dans un délai de sept jours seulement n’est pas plafonné et peut donc augmenter de façon illimitée sur simple décision du Conseil des mêmes gouverneurs. Aucun membre ou employé de cette structure ne sera élu par la population ni responsable devant elle.

 Une autorité pleine, entière et incontestable !
Plus fort encore, le MES peut attaquer en justice, mais ne pourra pas être poursuivi, pas même par les gouvernements, les administrations ou les tribunaux. Le manque de transparence concerne aussi les documents « inviolables », qui ne seront rendus publics que si le Conseil des gouverneurs le souhaite. Négation des compétences fiscales et budgétaires des parlements nationaux, déni des principes de base de la démocratie, impossibilité d’opposer un veto, immunité judiciaire totale, opacité des documents… Autant de procédés antidémocratiques qui m'amènent aujourd’hui à vous demander d’adopter une position claire quant à ce traité.

Allez-vous l’accepter ou le rejeter ?
J'attends une réponse claire de votre part à mon adresse mail : lucien.pons01@laposte.net,  afin de la transmettre aux citoyens de notre département. Votre absence de réponse sera considérée aussi comme une réponse.

Cette société devient étouffante d'injustice et témoigne de l'abandon des populations.
Je vous le demande, Monsieur le Sénateur, Madame la Sénateur, au nom de tous les citoyens dans ce pays, au nom de la souveraineté populaire, au nom de la justice sociale, au nom de la République et de la démocratie : Par respect du peuple qui vous a tous élu, vous devez rejeter ce texte, ainsi que la modification de l'article 136 du traité sur le fonctionnement de l'Union.

Signature :

 
 
 

24/02/2012

Peut-être que les hommes ont oublié tout simplement qu'ils étaient des hommes libres ?

A voir absolument, environ 5 mn, extraordinaire de bon sens et hilarant en même temps, mais quelle leçon d'éducation populaire !!!

 

Le discours de Tommy Douglas en 1944 au Canada  :

Au pays des rats et des chats

Pétition Pour un débat public Hollande/Mélenchon

Les élections présidentielles du printemps prochain s’inscrivent dans un contexte de crise économique et financière inédit. Les français qui ont massivement participé aux primaires socialistes ont montré par là même leur soif de politique et de changement. Le changement ce n’est pas seulement se débarrasser de l’actuel locataire de l’Elysée. Le changement c’est avant tout répondre de manière efficace et durable aux problèmes quotidiens du plus grand nombre. A gauche, il semble qu’il y ait deux voies possibles. Celle proposée par le front de gauche et son candidat Jean Luc Mélenchon, et celle que porte le parti socialiste par la voix de François Hollande. Afin que chacun se détermine en conscience le jour du scrutin, afin d’éviter les malentendus et les déceptions éventuelles sur les promesses non tenues, il nous paraît important que le candidat du Front de gauche et le candidat du parti socialiste débattent publiquement projet contre projet. L’appel de Jean Luc Mélenchon à François Hollande n’a pas été entendu, mais celui des citoyennes et des citoyens de gauche ne pourra pas rester sans réponse. C’est une question de transparence qu’aucun des deux candidats à l’élection présidentielle ne peut traiter par le mépris sans s’assoir sur les fondements mêmes de la démocratie. C’est donc à nous, électeurs de gauche, qu’il revient d’exiger ce débat en signant le présent appel. Notre objectif de 1 million de signature peut facilement et rapidement être atteint si chacun relai l’information. A vous de jouer.

http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N19745

 

TRISTE VOTE

L’Assemblée nationale a voté ce mardi le Traité instituant le Mécanisme Européen de Stabilité. Sa décision était attendue puisque la majorité de droite devait logiquement approuver un traité écrit par Nicolas Sarkozy. Le vote des socialistes l’était moins. Après que le Bureau national du PS se soit plutôt prononcé pour le « non » et que François Hollande ait fait savoir qu’il était pour le « oui », la « synthèse » se fit sur l’abstention.

« Notre abstention est dynamique, offensive. Le vote non aurait donné l’impression de ne rien décider » a lancé Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS, dans une surenchère avec Pierre Dac. Hélas non, c’est une abstention de capitulation déplorable. Car recommencée au Sénat le 28 février prochain, elle signifierait que le PS renoncer à bloquer ce texte. Il aurait pu en votant non dans la Seconde Chambre où la gauche est désormais majoritaire contraindre Sarkozy à recourir au referendum. Ou plus probablement, il l’aurait forcé à laisser la ratification entre les mains de la majorité parlementaire qui sera élue dans quelques mois.

L’abstention des socialistes est lamentable car elle divise la gauche. Front de Gauche et Verts ont fait le choix du « non » qui aurait dû rassembler la gauche. Ce vote déconsidère enfin totalement les promesses de renégociation avancées par le candidat Hollande. Comment demander la renégociation d’un traité ratifié par son propre pays lorsqu’on ne s’y est même pas opposé ! Comment assumer un bras de fer sur les traités imposés par la finance quand on veut d’abord rassurer les marchés financiers et leurs agences de notation ?

Le PS prétend vouloir renégocier uniquement le traité budgétaire, qui fait obligation aux Etats de constitutionnaliser une « règle d’or ». Ce second texte n’est pas encore finalisé. Ce sera l’objet du sommet européen du 1er mars. C’est donc la prochaine majorité qui aura à le ratifier ou à le rejeter. Mais il est validé par avance dans le MES puisque que ce dernier fait obligation aux Etats qui en appellent à « l’aide » de ce dispositif d’avoir ratifié ce carcan budgétaire punitif et antidémocratique. « Je ne peux pas revenir sur la parole de la France » expliquerait sans doute un Hollande élu président de la République pour justifier l’acceptation du traité budgétaire, éventuellement assorti d’un ajout cosmétique et proclamatoire en faveur de la relance. N’est-ce pas ce que fit en son temps Lionel Jospin sur le traité d’Amsterdam, avalé tout rond quelques semaines après la victoire de la gauche malgré des promesses de campagne autrement plus précises.

Conscients de cette situation, un petit groupe d’une vingtaine de députés socialistes a rompu les rangs pour voter « non » comme les y avait invité Jean-Luc Mélenchon. Leur décision doit être saluée. En 2005, nous avons vu que le peuple français donnait parfois raison à ceux qui avaient ce courage. En 2012 ils pourront le faire en votant pour le Front de Gauche, seule force politique qui s’engage à remettre en cause ces traités et à organiser un referendum pour faire prévaloir la volonté du peuple.

Qui à voter quoi ? Afin de savoir qui laisse les technocrates décider à la place des élus du peuple en votant pour ou en laissant faire par l'abstention !

MES - Analyse du scrutin - Premiere seance du 21 fevrier (Assemblee nationale).pdf

18/02/2012

Le MES ? Qu'est ce que c'est ? Danger pour la démocratie !

Le MES, c'est le Mécanisme Européen de Stabilité, une décision financière technocratique importante pour laquelle il ne sera pas donnée la parole aux peuples pour en juger de l'opportunité et de la nécessité

Il s'agit d'un des sujets fondamentaux de différence entre les candidats aux présidentielles.

Une position à prendre au seul parlement dès le 21 février qui peut engager sur une perte définitive de souveraineté des États pour la laisser à des technocrates désignés et non élus des instances européennes.

Jean-Luc Mélenchon a été très clair lors de son meeting du 8 février dernier à Montpellier sur les dangers de ce mécanisme et de sa dimension sans retour possible. La position que sera prise par les députés montrera la crédibilité de leurs promesses électorales au regard de la manière dont ils acceptent ou non de se soumettre aux décisions de la haute finance.

Force est de reconnaître que bien peu parle de ce vote du 21 février prochain.

Au delà des différences partisanes, force est de reconnaître l'importance de la lettre ouverte (voir ci-dessous) envoyée sur ce sujet aux députés du Gard par les futurs candidats du Front de Gauche aux prochaines législatives. Tous le monde est concerné. Tout le monde risque de l'être plus encore si le vote des députés va dans le sens de l'acceptation de ce mécanisme !

"Le 21/02/2012, à l'Assemblée Nationale, vous allez vous prononcer sur le traité établissant le Mécanisme Européen de stabilité (MES) assorti d'une révision simplifiée pour son intégration dans le traité de Lisbonne. Nous avons en mémoire le résultat du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen, devenu traité de Lisbonne, voté par déni démocratique au Congrès de Versailles avec la bienveillance de votre parti politique. Cet épisode reste à jamais une blessure. Un silence assourdissant entoure ce nouveau traité. Vous savez qu'au sein de ce mécanisme, les décisions seront prises par le Conseil des gouverneurs exclusivement composés des ministres des finances de la zone euro. Aucun veto ni aucune autorité des parlements nationaux ne pourra contrevenir à leurs décisions. Ils jouiront en leur qualité d'une immunité totale qui leur permettra d'échapper à toute poursuite judiciaire. Cette autorité, non élue, aura la haute main sur les caisses des États et ne devra rendre aucun compte à aucun gouvernement, aucune administration, aucun tribunal. Aucun membre ou employé de cette structure ne sera élu par le peuple ni responsable devant lui. Plus fort encore, le Mécanisme Européen de Stabilité pourra se pourvoir en justice mais ne pourra être poursuivi, pas même par les gouvernements. Nous atteignons l'ultime d'un déni des principes de base de la démocratie: négation des compétences fiscales et budgétaires des parlements nationaux, impossibilité d'opposer un veto, immunité judiciaire totale, opacité des documents... La conférence des présidents de l'Assemblée Nationale a refusé le vote solennel nominal par scrutin public le 21 février, demandé par les députés Front de Gauche, pour lui préférer un vote en catimini. Monsieur le député, pour l'ensemble de ces considérations, au moment où nous avons sous les yeux la tragédie du peuple grec, nous vous demandons avec insistance d'avoir le courage politique, par delà les pressions de votre groupe, de voter contre le traité MES. Aux citoyens attentifs à votre responsabilité personnelle, nous ne manquerons pas de faire connaître votre réponse à ce présent courrier. Il va sans dire que votre position sur cette question cruciale comptera dans les campagnes électorales déjà entamées." 

A chacun de juger de la fiabilité des promesses des candidats au regard des positions qui seront prises par ses représentants au parlement pour ce vote

Denis Ballini Citoyen"

20/04/2011

Communiqué de la FASE LR

Les représentants de la FASE du Languedoc-Roussillon se sont réunis à Béziers le samedi 9 avril dernier et ont adopté un texte précisant leur position unitaire pour les prochaines échéances électorales :

Nous ne vous départagerons pas

Nous ne vous départagerons pas.doc

14/02/2011

Indignons-nous : La dépendance, "cheval de Troie" de la casse du système de protection sociale

 

 

 

Le Président de la République ouvre la porte à la privatisation

Sarkozy Dépendance.doc

Le MEDEF en profite pour prolonger

Medef dépendance.doc

Alors que tous les partenaires rencontrés par la Ministre pensent qu'il faut dégager d'autres solutions

Bilan 11 février 2011.doc

Il est peut-être temps que les citoyen(ne)s prennent le dossier en mains et ne laissent pas décider sans eux. Une première solution est de se joindre à la pétition lancée par l'UNRPA, un des éléments possibles de convergences plus fortes pour résister et même reconstruire :

 

Pour un financement juste et solidaire

Lors de sa conférence de presse de novembre 2010, contrairement à ses déclarations d’avril 2007, le Président de la République, a approuvé et soutenu le rapport présenté par Madame Rosso-Debord qui organise le désengagement de la solidarité nationale, et qui oriente les personnes vers la recherche de solutions individuelles (recours aux assurances privées, recours sur succession, engagement du patrimoine, etc.) pour le financement de la perte d’autonomie.

Avec l’UNRPA, je considère au contraire que sa prise en charge fait intégralement partie des missions de la Sécurité Sociale au titre de la solidarité nationale et qu’il y a suffisamment de possibilités pour cela.

Avec l’UNRPA,

je me prononce pour la création d’une prestation universelle autonomie gérée par la Sécurité Sociale.

  • Je refuse l’exclusion des personnes âgées en GIR 4 du bénéfice de l’APA.

  • Je m’oppose à la souscription obligatoire d’une assurance personnelle dès 50 ans.

  • J’affirme mon opposition au recours sur succession.

  • je refuse toute augmentation de la CSG comme source de financement,

  • je demande de faire cotiser les revenus financiers des particuliers largement nantis et des entreprises, la taxation des stock-options, la suppression des exonérations de charges sociales, etc.

 

http://www.unrpa.com/perte-dautonomie

 

 

 

 

12/02/2011

Indignons-nous : Non à la mort de l'authentique médecine du travail

Une proposition de loi des sénateurs centristes a été adopté par le Sénat le 27 janvier 2011. Ce texte n’est que la copie de l’amendement déposé par le gouvernement au cours du débat sur les retraites qui avait été invalidé ensuite par le conseil constitutionnel.

Ce texte n’est que la quasi retranscription des volontés du MEDEF rejetées par les syndicats unanimes au cours des négociations paritaires. C’est sans précédent, c’est la liquidation de la médecine de travail de ce pays. Les apparences d’indépendance de la médecine du travail seront mises à bas, les visites seront espacées, les moyens seront réduits. Les médecins seront transformés en sélectionneurs, en contrôleurs des salariés. Ils seront au service des employeurs et non au service exclusif de la santé des salariés de ce pays.

  Avec le soutien des organisations suivantes : Collectif médecins de Bourg en Bresse, Attac, Copernic, FASE, UFAL, CGT IEG, FSU, SNPST, SMT, Solidaires, GU, LO, NPA, PCF, PG, PS, VERTS.

http://petition.non-mort-medecine-travail.net/

Non à la mort de l'authentique médecine du travail.doc

11/02/2011

Indignons-nous : Contre la loi LOPPSI 2 liberticide

 

Pétition :

Pour la justice et nos libertés : Abrogation de la LOPPSI 2 !

http://antiloppsi2.net/

 

La loi hortefeux/LOPPSI2 (loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) s’inscrit dans un contexte d’inégalités et de régressions sociales majeures. Fourre-tout sécuritaire et illisible de plus de 150 articles, ce texte annonce un nouveau et inquiétant modèle de société. Populations pauvres et précarisées, jeunes, militants ou internautes sont visés, mais pas seulement, car cette loi attaque et limite les libertés de tout le monde, sans que la population n’en ait été réellement informée :

Répression des populations ciblées :

Expulsion en 48h et sans contrôle du juge de tous occupants d’habitats hors norme (tente, cabane, caravane, yourte, mobile home, maison auto construite, bidonville, bus ou camion aménagé …) sur terrain public ou privé, et destruction de leur habitat ; criminalisation de la vente à la sauvette et de la récupération/vente de métaux ; expulsion immédiate des transports en commun et présentation à un OPJ des voyageurs sans papier d’identité …

Face aux difficultés sociales d’un nombre croissant de familles, on crèe un contrôle accru sur les prestations sociales avec obligation pour les travailleurs sociaux de faire de la délation, un « couvre-feu » pour les mineurs de 13 ans, une extension du « contrat de responsabilité parentale », un renforcement du contrôle administratif des mineurs délinquants et une procédure de comparution immédiate devant le tribunal pour enfants …

 

Fichage et vidéo surveillance généralisés :

Les fichiers de police et de gendarmerie actuels, truffés d’erreurs, incontrôlables et, de fait, incontrôlés sont reconduits, étendus et interconnectés. Même les personnes innocentées resteront fichées.

La LOPPSI 2 systématise l’espionnage de l’espace public : toutes les entreprises privées pourront installer des caméras aux abords de leurs établissements et les préfets le long des manifs ; la police pourra avoir accès en direct aux images captées par les caméras dans les hall et parties communes d’immeubles ; les images de vidéosurveillance publique pourront être exploitées par des entreprises privées agréées par le Préfet ; dans certains cas, des logiciels de reconnaissance faciale automatique seront utilisés pour identifier des sujets...

 

Durcissement du droit pénal :

Confiscation automatique du véhicule ; peines-planchers de six mois à deux ans d’emprisonnement dès la 1ère infraction en cas de violence ; pénalisation des chahuts lors de la réunion des instances électives ; nouvelles périodes de sûreté de 30 ans ; dispositions visant à augmenter le nombre de « doubles peines », procès en visio conférence...

 

Pouvoirs policiers accrus :

Filtrage et censure de sites internet ; installation de mouchard sur les ordinateurs, renforcement des pouvoirs de la police municipale; instauration d’un vague « Conseil national des activités privées de sécurité » qui entérine et annonce la privatisation croissante de la sécurité ; création de milices supplétives, dites « réserve civile », programmée pour 200 000 gendarmes et policiers à la retraite et volontaires, rémunérés 45 jour par an ; expulsion administrative, bracelet électronique sur décision administrative pour les sans-papiers, ...

 

La Loi Hortefeux/LOPPSI 2 est la 11e loi exclusivement répressive depuis 2002. Elle vient s’ajouter à l’insécurité sociale qui s’étend à chaque remise en cause des droits sociaux pour tous.

 

Cette loi concrétise le fantasme de l’ennemi intérieur et assimile tout acte de contestation à une atteinte de l’Etat. Elle affaiblit la prévention et les garanties judiciaires.

Elle ouvre la porte aux tenants de l’intolérance et du racisme, et aux artisans des inégalités.

Elle engage notre pays dans un nouvel ordre judiciaire et policier, basé sur la défiance, le contrôle et la répression.

Informons, agissons, elle doit être combattue et abrogée !

 

Organisations signataires : Advocacy, AFVS, AITEC, ANGVC, Artischaud,  ATTAC, Bagagerue, CAPJO-EuroPalestine, CDSL, CHEYEN, CIMADE, CNT Santé Social, Collectif anti LOPPSI Toulouse, Collectif contre la xénophobie d’état, Collectif Gens du Voyage de l’Essone, Collectif Soupe Refecture Diois, COPAF, CSF, DAL, FASTI, FSU,  Féd. Arts de la rue, Fond. Copernic, FSU, Gisti, HALEM, Intersquat Paris, Jeudi noir, Kassandre, L’ange bleu, L’Appel des Appels, La Voix des Rroms, Les Enfants de Don Quichotte, Libre Accès, MACAQ, MAI-Paris, MRAP, Mouv. Objecteurs de croissance,  Nomades et citoyens en Mouvement, Privacy, quadrature du net, RéSEL, RESF, SNPES-PJJ/FSU, SNUClias/FSU, SNEPAP FSU, SOS racisme, SUD santé sociaux, SUD éducation, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Synd. Nat des Journailstes, Union Syndicale Solidaire, UFAL, UFAT, USP, Vie et Habitat choisi …

Ainsi que : Alternatifs, CAP 21, Europe Écologie les Verts, FASE, NPA, MJS, Parti de Gauche, Parti Pirate, PCF, PCOF, PS

 

http://antiloppsi2.net/

 

 

 

 

09/02/2011

Indignons-nous : La résistance peut payer comme pour les gaz de schiste

 

Au début, il n'y avait que quelques "désobéissants" 
qui résistaient ..
Mais ...
Voir les 2 liens ci-dessous et le PDF en pièce jointe.
A demain, jeudi 10 février 2011 à St Jean du Gard 
19h à 22h salle Stevenson 
pour ceux qui le souhaitent...
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/08/le-gaz-ma-...
http://www.sudouest.fr/2011/02/09/le-gaz-qui-fait-peur-31...
Schiste du 5 au 9 février 2011.pdf

 

08/02/2011

Indignons-nous : contre les primes aux recteurs qui suppriment le plus de postes

 

La lettre d'une enseignante au Ministre pour rendre les palmes académiques et protester ainsi contre la politique de casse de l'école qui récompense les recteurs qui l'applique avec le plus de servilité

 

 

Brigitte Enguehard Port-Louis, le 7 février 2011 Documentaliste honoraire

 

Monsieur le Ministre ,

 

Par décret, en date du 3 Septembre 1998, j’ai été nommée au grade de Chevalier de l’ordre des Palmes académiques.

Une récompense pour ma contribution au service public de l’Education Nationale.

Ce n’est pas l’espoir d’une médaille qui me faisait agir avec conviction et enthousiasme, mais l’envie, avec toute l’équipe éducative, de donner le plus et le mieux à tous les élèves et plus encore à ceux qui étaient en difficulté.

Peut-être parce que je fais partie , moi-même, d’une famille d’enseignants (mère institutrice, sœur, beau-frère, cousines, oncle…directeur, directrice d’école, professeures, proviseur, proviseure..tous au service d’un grand idéal d’éducation publique)

Toute ma vie, j’ai lutté pour que ce service public ne soit pas démantelé mais qu’il puisse au contraire s’améliorer et s’adapter aux besoins actuels, réels des élèves et des enseignants.

J’ai connu des logiques comptables, certes, au moment des DGH, nous les avons combattues..

Mais cette fois, la coupe est pleine et je ne puis assister à cette entreprise de démolition sans réagir.

Bien sûr, les enfants des familles qui ont l’argent, la culture, les réseaux… s’en sortiront toujours mais le devoir de votre ministère est d’être là pour tous, à commencer par les plus faibles.

Un pouvoir qui mène une politique de si courte vue, sans écouter la cour des comptes et sans donner les moyens nécessaires pour faire bien fonctionner un service public vital pour l’avenir des enfants et celui du pays ,ce pouvoir est indigne de gouverner.

L’éducation n’est pas une marchandise et la « Prime à la casse » offerte aux Recteurs pour leurs bons et loyaux services est totalement indigne et honteuse !!

Je ne comprends d’ailleurs pas le silence assourdissant des dits Recteurs….

Quel exemple pour la jeunesse !!

« Rétribuer un représentant de l’Etat sur sa capacité à détruire encore plus le service public d’Education est un acte qui vous déshonore totalement » pour reprendre la phrase de Monsieur Ascher, proviseur honoraire.

Voilà pourquoi j’ai décidé, moi aussi, de vous renvoyer mon diplôme de Chevalier des Palmes Académiques ....

En espérant bien que les jeunes générations d’enseignants reprendront le flambeau pour une réelle et bonne formation pédagogique et sans être dupes des multiples plans et dispositifs qui s’empilent sans moyens au gré des vents.

Je ne peux, Monsieur le Ministre, que vous transmettre l’expression de ma tristesse et de mon profond dégoût pour cette politique délétère.

 

07/02/2011

Indignons-nous : quand la justice est en danger

Une pétition pour soutenir la lutte des magistrats contre les attaques du pouvoir contre la justice

http://lapetition.be/en-ligne/petition-9260.html

Nous, Conseillers d’Insertion et de Probation, Assistants de service social, Directeurs ou Chefs des Services pénitentiaires d’Insertion et de Probation, Magistrats, Educateurs et Fonctionnaires du Ministère de la Justice, Avocats, tenons à faire part de notre stupéfaction face à la mise en cause par le Président de la République et par notre ministre de tutelle, des fonctionnaires de Loire-Atlantique dans l’affaire de Pornic.

Nous accusons ces autorités publiques de tenter de faire porter la responsabilité de ce drame à des professionnels qui dénoncent depuis plusieurs mois un manque de moyens structurel, tout comme le font l’ensemble des services du Ministère de la Justice, pour assurer le suivi des personnes condamnées.

Nous accusons le pouvoir exécutif de faire preuve d’une invraisemblable démagogie en faisant croire que la carence dans la prise en charge d’une mise à l’épreuve prononcée pour un outrage à magistrat puisse avoir un lien déterminant avec la commission d’un crime aussi grave.

Nous accusons le chef de l’Etat de multiplier les formules mensongères tendant à faire croire que la récidive criminelle pourrait être purement et simplement éradiquée, alors que chacun sait qu’elle est un phénomène complexe dont la prévention, qui ne sera jamais la garantie absolue d’un « risque zéro », nécessite du temps et de la sérénité.

Nous accusons le gouvernement d’avoir gravement négligé la politique de prévention en la matière, en n’accordant pas aux services judiciaires et pénitentiaires les moyens, les outils et les budgets suffisants pour qu’ils exercent leurs missions dans des conditions satisfaisantes.

Nous accusons le ministère de la Justice d’avoir choisi d’amputer les budgets alloués au recrutement de personnels et au développement des partenariats qui permettaient pourtant la prise en compte individualisée des personnes placées sous main de justice.

Nous affirmons notre solidarité sans faille à l’égard de nos collègues du SPIP de Loire-Atlantique et du Tribunal de Grande Instance de Nantes qui ont travaillé avec les moyens dont ils disposaient, et qui avaient averti leur administration des difficultés auxquelles ils étaient confrontés.

Nous exigeons du ministre de la Justice qu’il rende publics les rapports dont il était destinataire au sujet de la situation nantaise, et qu’il n’engage pas de poursuites contre des professionnels qui ont dû subir une pénurie de moyens générée par un gouvernement qui, aujourd’hui, leur demande des comptes afin de faire oublier son éminente responsabilité.

Au-delà de cette affaire sans précédent, nous demandons à notre administration de nous permettre enfin de travailler dignement.

06/02/2011

Indignons-nous : ceux qui ferment des classes

UZES, ÉCOLE EN DANGER 

NON à la fermeture d’une classe au Groupe Scolaire Jean Macé ! 

http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N6414


Ayons de l’ambition pour nos enfants ! 
Nous souhaitons conserver à Uzès le choix d’un enseignement adapté et de qualité, dans des conditions favorables d’apprentissage. Une fermeture de classe impliquerait au contraire moins de temps par enfant, des conditions précaires d’enseignement et d’avantage d’enfants en situation d’échec. 
La suppression d’une classe entrainerait également une demi décharge pour le poste de directeur/trice, actuellement à temps plein, ce qui ne laisserait que très peu de temps pour la gestion de l’établissement et l’écoute des enfants et de leurs parents. 
Il est nécessaire ici de tenir compte également des données démographiques à venir de la ville d’Uzès, les perspectives de développement à court terme de la population étant en hausse : la sixième tranche de Mayac, la ZAC Chauvin, le lotissement La Perrine sont autant de lots et logements sociaux qui verront, selon les statistiques basses de l’INSEE, au moins une cinquantaine d’enfants supplémentaires à scolariser. 
Aussi je soutiens les parents d’élèves et la FCPE et demande le maintien de cette classe en danger de fermeture ! 


Ayons de l’ambition pour nos enfants ! 
Nous souhaitons conserver à Uzès le choix d’un enseignement adapté et de qualité, dans des conditions favorables d’apprentissage. Une fermeture de classe impliquerait au contraire moins de temps par enfant, des conditions précaires d’enseignement et d’avantage d’enfants en situation d’échec. 
La suppression d’une classe entrainerait également une demi décharge pour le poste de directeur/trice, actuellement à temps plein, ce qui ne laisserait que très peu de temps pour la gestion de l’établissement et l’écoute des enfants et de leurs parents. 
Il est nécessaire ici de tenir compte également des données démographiques à venir de la ville d’Uzès, les perspectives de développement à court terme de la population étant en hausse : la sixième tranche de Mayac, la ZAC Chauvin, le lotissement La Perrine sont autant de lots et logements sociaux qui verront, selon les statistiques basses de l’INSEE, au moins une cinquantaine d’enfants supplémentaires à scolariser. 
Aussi je soutiens les parents d’élèves et la FCPE et demande le maintien de cette classe en danger de fermeture ! 

Ayons de l’ambition pour nos enfants ! 
Nous souhaitons conserver à Uzès le choix d’un enseignement adapté et de qualité, dans des conditions favorables d’apprentissage. Une fermeture de classe impliquerait au contraire moins de temps par enfant, des conditions précaires d’enseignement et d’avantage d’enfants en situation d’échec. 
La suppression d’une classe entrainerait également une demi décharge pour le poste de directeur/trice, actuellement à temps plein, ce qui ne laisserait que très peu de temps pour la gestion de l’établissement et l’écoute des enfants et de leurs parents. 
Il est nécessaire ici de tenir compte également des données démographiques à venir de la ville d’Uzès, les perspectives de développement à court terme de la population étant en hausse : la sixième tranche de Mayac, la ZAC Chauvin, le lotissement La Perrine sont autant de lots et logements sociaux qui verront, selon les statistiques basses de l’INSEE, au moins une cinquantaine d’enfants supplémentaires à scolariser. 
Aussi je soutiens les parents d’élèves et la FCPE et demande le maintien de cette classe en danger de fermeture ! 

05/02/2011

Indignons-nous : La France qui ne soigne plus !

Appel au secours d'une infirmière du CHU de Saint-Étienne, à diffuser largement...

« Je suis assez catastrophée en ce moment, car dans aucun média, aucune presse, même dans les discours de nos chers politiques, personne ne parle de ce qui se passe du côté de l'hôpital public... Et pourtant, moi qui le vis de l'intérieur, je vous garantis qu'il y a de quoi sauter au plafond (peut-être autant que les fautes d'orthographe dans ce mail, je m'en excuse...!).
Tout ce qui va suivre est un peu compliqué, peut-être, mais nécessaire pour vous expliquer ce qui se passe sur le terrain.

Je suis infirmière dans un service de Médecine adulte (Médecine interne et thérapeutique, pavillon 5, hôpital Bellevue à Saint-Étienne) avec une capacité d'accueil de 21 patients, dont 95% est muté directement des urgences. Autrement dit, la plupart ne sont pas encore très stabilisés sur le plan médical et ont donc besoin d'une surveillance étroite et efficace de la part des infirmiers et aide-soignants. Les femmes de ménage (ASH) ont elles aussi un rôle important, car au détour d'un couloir ou pendant qu'elles nettoient une chambre, elles peuvent être les premiers signaux d'alarme d'un patient en détresse. Sans parler de leur travail primordial pour assurer l'hygiène des services, rôle majeur dans la lutte des infections nosocomiales.
Nos équipes s'organisent ainsi : (les équipes de jour et de nuit sont indépendantes, je ne travaille que le jour matin-soir) :
2 infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le matin
2 infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le soir
1 infirmière + 1 aide-soignante la nuit
Ceci est ce qu'on appelle le service minimum, autrement dit, c'est le minimum réglementaire pour assurer la sécurité des patients. Or il faut savoir que nous n'avons jamais de personnel en plus et que la tendance actuelle est de nous faire tourner en sous-effectif de manière presque systématique les soirs et les week-ends, soit un seul infirmier pour 21 patients.

Depuis 2 mois, une de mes collègues infirmières a démissionné et n'est pas remplacée, une autre est en arrêt de travail qui risque d'être prolongé et n'est pas non plus remplacée. Nous ne sommes donc plus que 6 infirmiers au lieu de 8 à assurer un roulement sur 4 semaines, jours de semaine, week-end et fériés compris. Alors nous effectuons 1 puis 2 puis 3 week-ends supplémentaires (nous en travaillons déjà 2 sur 4 habituellement) et ainsi de suite pour que le service tourne, avec des jours de repos qui sautent et des alternances de rythme incessantes. Si bien qu' il devient impossible de prévoir quoi que ce soit en dehors de la vie au CHU, sous peine de devoir annuler au dernier moment pour cause : boulot !
Samedi dernier, une autre collègue s'est arrêtée et, étant la seule infirmière du soir, il n'y avait donc personne pour prendre la relève du matin... C'est un infirmier des urgences qui a été détaché de son service pour venir dans le nôtre, qui a assuré les soins de nos 21 patients, alors qu'il ne les connaissait pas, et qui a dû faire face en plus à une situation d'urgence vitale de l'un d'eux...
Une des ASH est arrêtée depuis 1 an en étant remplacée de manière très ponctuelle, obligeant les 3 ASH restantes du service à se partager un roulement sur 4 semaines, jours de semaine, week-end et fériés compris. Leur tâche est de nettoyer à elles seules, tous les jours, la totalité des 16 chambres du service de fond en comble (vitres, mobilier, murs, WC), les bureaux médicaux, les pièces de vie (office, douche, WC, couloirs), la salle de soins...

Il faut savoir que le CHU de Saint-Étienne est en pleine réorganisation, puisqu'un gros complexe est en fin de construction à l'hôpital Nord, promettant parait-il des technologies de pointe, des locaux modernes et surtout des soins efficaces et de qualité...
Alors, expliquez-moi comment être à la hauteur de ces exigences quand le personnel est déjà largement en sous-effectif ? L'hôpital refuse d'embaucher, car déficit budgétaire, mais préfère faire appel à l'intérim, qui coûte plus cher que des contractuels...
Hier, j'étais normalement en 'repos' et j'ai passé une bonne partie de ma journée à démarcher la Médecine du Travail, les syndicats et à parler avec notre chef de service, pour essayer de trouver des solutions pour que notre direction nous entende...
Nous sommes par chance soutenus par notre chef de service, qui connaît la valeur de notre travail et sait que nous ne protestons pas pour rien. Il nous connaît suffisamment pour lui même remuer ciel et terre pour qu'on s'occupe du sort des soignants à l'hôpital. Il nous soutient par ce que lui-même est très inquiet de la situation et voit notre gouvernement asphyxier le service public hospitalier, or lui a choisi de travailler au CHU par foi en ce service public et dans le respect du serment d'Hippocrate.

Je dors très mal et pour être honnête je pense au boulot constamment. J'ai peur que le stress me fasse oublier un soin, que la pression m'empêche de prendre le temps avec un patient déprimé, que la fatigue me fasse faire un mauvais calcul de dose, administrer un produit au mauvais patient... J'ai peur que ce métier que j'aime me transforme en assassin, involontairement, par ce qu'on aura laissé la situation se dégrader. Parce que nous sommes tous responsables : je suis l'infirmière d'aujourd'hui, mais nous sommes tous les patients de demain. VOUS pouvez être au bout de ma seringue, ou votre mari, votre enfant, votre... Je vis l'insécurité dans mon travail, alors que je le maîtrise pourtant. Mais je suis humaine avant tout.

Vous serez ceux qui pâtirez du manque de soignants dans les services : je n'aurai pas pu prendre le temps de vous donner des nouvelles du patient que vous aimez, je n'aurai pas pu gérer 2 situations d'urgence à la fois... Faut-il attendre qu'il y ait des morts pour réagir et prendre conscience de ce qui se passe dans les hôpitaux ???

Aujourd'hui, j'ai besoin de vous. Merci de bien vouloir transférer ce mail de manière la plus large possible, pour informer le plus de monde possible. Si vous connaissez des personnes du monde hospitalier, journalistique, politique ou autre, n'hésitez pas à les solliciter.

Il faut se mobiliser en masse pour être plus efficace, moi toute seule, je n'intéresse personne.

Merci pour votre attention ! »

04/02/2011

Indignons-nous : La France qui expulse au quotidien !!!!!

AMOUREUX AU BAN PUBLIC LYON-CIMADE
A-t-on  aujourd’hui, le droit de s’indigner en France ???

Voilà l’expérience que je viens de vivre et qui me permet d’en douter.
Le 20 janvier, je prenais l’avion à Roissy pour rentrer à Bamako, au Mali où je vis actuellement. L’avion était prévu à 16 h 05... Il est parti à 20 h 45 !!
Que s’est-il passé pendant ce temps ?

D’abord nous n’avons pu embarquer qu’après une attente de ¾ d’heure… c’est tellement habituel qu’on n’y a même pas prêté attention.
On s’installe dans l’avion normalement (250 passagers) et tout à coup un homme avec un brassard de la police arrive et distribue à certains passagers un trac en leur demandant de le faire circuler aux autres. Imaginez l’interrogation des passagers non francophones.

Voilà quelques passages du texte :
« Vous avez peut-être été sollicité… pour vous opposer à l’embarquement d’un personne expulsée de France… qui embarquera sur ce vol…. La décision de reconduite est un acte légitime de l’État Français….. Le délit (empêcher l’expulsion) sera puni d’une peine de 5 ans d’emprisonnement et 18000 euros d’amende. » etc etc…. (texte intégral en pièce jointe)

Expulsion.pdf

De plus le policier nous a précisé que l’expulsé allait manifester son opposition en criant, en hurlant, en se débattant et de s’excuser pour le désagrément… que cela ne durerait que 5 mn et qu’après le départ de l’avion tout serait terminé !!

L’ expulsé  est arrivé, encadré par la police et a commencé à hurler « lâchez moi, je veux pas partir… »
Aussitôt, certains passagers se sont levés, indignés par la scène imposée. Le personnel d’Air France ainsi que les policiers présents leur ont intimé l’ordre de s’asseoir sans quoi l’avion ne partirait pas et que tous les passagers seraient débarqués. Il faut préciser que jamais on n’a su les raisons de son expulsion.
Devant la détermination des passagers révoltés, le commandant de bord a pris la décision de reconduire l’avion au parking et appel a été fait à la police.

On a vu tout à coup surgir une vingtaine de CRS casqués, matraque et bouclier à la main (!!!) défilant en file indienne dans les travées de l’avion et se tenant, chacun à l’épaule du précédent. Jusque là tout le monde avait été très digne mais là le débarquement de la force publique dans l’étroit espace devenait des plus comiques et pourtant on avait pas envie de rire. Les passagers qui s’opposaient à l’embarquement de l’expulsé ont été virés à terre.
Précision importante le premier policier qui est intervenu photographiait tout le monde en interdisant à qui que ce soit de filmer où photographier. Un passager a d’ailleurs été expulsé pour cette seule raison. Je n’ai pas pu photographier mais rien ne m’interdit d’écrire.
J’ajoute qu’un CRS a filmé TOUTE la scène d’expulsion des passagers.  Une famille de maliens, les parents et 3 très jeunes enfants sont descendus de l’avion pour avoir manifesté verbalement leur opposition. Les 3 bébés n’avaient pas mangé et n’avaient pas dormi pendant toute l’intervention. Le père était choqué par le déploiement des forces militaires devant de si jeunes enfants.
Et sur ordre du premier policier, les CRS se sont saisi de passagers assis qui avaient simplement manifesté leur indignation verbalement.

On nous a demandé qui avait encore quelques chose à dire… si vous n’êtes pas d’accord, descendez !!

Il faut bien avouer que devant une scène aussi immonde, devant un tel déploiement de la force on (JE) manque terriblement de courage. On se dégonfle et on a honte. Et on se sent extraordinairement impuissant devant « le savoir faire français en matière de maintien de l’ordre » prôné par MAM.

J’ai pensé aux gens qui, pendant la dernière guerre, étaient témoins des actions de la police de Vichy, que faire, que dire devant un flingue ou une matraque, ou les aboiements des cerbères de l‘ordre….

Quoiqu’ait fait cet homme, on n’avait pas à prendre 250 passagers en otages, sans leur donner les raisons de cette décision. Pourquoi ne pas nous avoir averti avant l’embarquement ??? Nous aurions pu prendre notre décision en toute liberté. On cautionne, on embarque. On ne cautionne pas, on prend un autre avion.

Pendant ce temps, des familles, des amis… nous attendaient à Bamako. Heureusement le téléphone fonctionnait. Mais que disait Air France sur son site : « En raison de problèmes techniques l’avion a dû faire demi tour » !!!… (Cf. copie d’écran en pièce jointe).

AF3096_20110120.pdf

Devra-t-on déposer plainte contre Air France comme certains l’ont fait pour les actions de la SNCF ???

Les passagers contestataires débarqués, l’expulsé a continué à protester… Puis finalement a été reconduit à terre.

Mais les passagers contestataires ont refusé de donner leur identité ; donc on a dû faire l’inventaire de ceux qui restaient dans l’avion et ensuite décharger tous les bagages pour en extraire ceux des débarqués.

Tout ça pour ça !!

Combien a coûté cette scène immonde, en argent, en stress, en mobilisation policière inutile. Car ces gens qui ont été virés ne sont pas des bandits, ni des rebelles encore moins des terroristes mais simplement des gens qui s’indignent...

Inévitablement des slogans radicaux ont surgi : les blancs dans leurs pays, les noirs en Afrique…

De tels évènements ne peuvent qu’exacerber les extrémismes Alors ne nous étonnons pas des prises d’otages. À mépriser des peuples, à les sous payer, on ne peut qu’obtenir des révoltes aveugles et incontrôlées.

Cet évènement auquel j’ai assisté ne m’inspire pour le moment qu’une seule réflexion : « J’ai HONTE et j’ai la rage »

Josette Rétif (professeur retraitée)
jo.retif@orange.fr

Amoureux au Ban Public
33 rue Imbert Colomès 69001 Lyon

26/01/2011

Dans la rubrique « Indignez-vous !Résistez ! »

 

La santé en danger : une ordonnance pour livrer les analyses médicales 
à quelques grands groupes privés !


Vous trouverez le texte de cette ordonnance dans le lien ci-dessous 
ou par le fichier joint au format PDF.

http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf//jopdf/2010/0115/joe_...
Ordonnance-laboratoires.pdf
N’hésitez pas à faire circuler le plus possible. Il s’agit de notre santé

Les témoignages des professionnelles concernées ... en attendant les réactions des citoyen(ne)s qui sont tous concernés par ces nouvelles agressions contre les droits sociaux :

témoignage infirmière.doc

témoignage laboratoire.doc

 

18/01/2011

Pour un réel service public de l'eau : qui est vraiment pour ?

Voici en pièce jointe la liste des parlementaires européens qui ont signé la
déclaration nr 86/2010 écrite contre la privatisation de l'eau. 
20101216_EN_WD_2010_0086.pdf
Les parlementaires ne peuvent signer qu'à Strasbourg, donc il reste seulement
deux semaines pour collecter plus de signatures:

17-20 Janvier
14-17 Février

On a besoin de 300 signatures au total et il en manque 170. Il faut donc
interpeller les parlementaires de nos régions qui n'ont pas encore signé
cette déclaration !
Parmi les 10 députés de la région grand sud-ouest, 5 ont déjà signé (EE, PG et PS) et 5 non (UMP et Modem)
Parmi les 5 députés FG, 4 ont déjà signé et 1 pas encore
Parmi les 14 députés EE, 9 ont déjà signé et 5 pas encore dont Daniel Cohn-Bendit et Eva Joly
Parmi les 14 députés PS, 3 seulement ont déjà signé
Parmi les députés UMP ou Modem, c'est presque que des non signataires !


16/01/2011

SICTOMU : danger de privatisation


Bonjour,

Comme j'avais déjà eu l'occasion de l'évoquer, une bataille se joue actuellement au sein de l'intercommunalité, visant à la privatisation rampante et progressive de la SICTOMU (en langage technocratique : l'"externalisation), dont le fer de lance n'est rien moins que le président, Mr ZIV (issu de .... Véolia !!).

Schématiquement, l'argument est simple , sinon simpliste : les "poubelles" débordent, les citoyens sont mécontents, la SICTOMU ne peut plus faire face à la charge de travail, surtout en été (.. et on ne trouve pas de grutiers qualifiés,même en intérim).

Après avoir tenté de faire voter l'externalisation, cad la délégation à une entreprise privée d'une partie des missions de la SICTOMU (vidage des containers .. et nettoyage des "alentours"), à la sauvette, en novembre par la communauté de commune dont la plupart des élus n'était pas informés des données exactes du problèmes (et encore moins des "propositions" de solutions), et après un sauvetage réflexe de certaine communes, un embryon de débat a pu avoir lieu en décembre, avec , tout de même, évaluation de solutions alternatives.

Présentation tronquée et tendancieuse cependant, puisque ces dernières ont peu été détaillées,et, dans la forme, ne recouvraient que très peu de place par rapport à la proposition très détaillée et chiffrée de l'externalisation (n'ayant pas les chiffres précis sous les yeux, je pourrai vous communiquer
ultérieurement les documents en PJ)

Il faut principalement retenir 2 points importants : d'une part l'argument du "débordement" des containers n'est pas nécessairement lié à la saturation de ceux ci, mais résulte la plupart du temps de l'incivilité des "déposants", qui laissent au pied de ceux ci des encombrants qui, de toute manière, n'auraient pas leur place dans ces containers, mais plutôt à la déchetterie que leurs "propriétaires" se refusent ainsi a fréquenter.

D'autre part, dans le projet d'"externalisation" ,il faut noter que si le ramassage des containers était délégué, par la SICTOMU, a une société privée, il est prévu que le nettoyage, lui, serait facturé directement par cette société aux communes concernées!

Mieux - ou pire - le projet prévoit également de promouvoir le "tout enterré", même pour les plus petites communes , alors que ce système a déjà montré ses limites et ses lacunes à Uzès (insalubrité résiduelle liée à l'impossibilité de curer totalement le site d'enfouissement, difficultés techniques pour l'extraction des containers); et, cerise sur le tas d'ordure, l'enfouissement des containers serait également à la charge des communes, soit environ 5000 euros (HT), par container ... !!

Pourtant des alternatives existent,même si on a jusqu'à maintenant refusé de les examiner sérieusement : soit "mixtes" (mais sur le fond insatisfaisantes), cad le recours partiel , l'été à une ou des sociétés privées, soit surtout le renforcement du service public intercommunal de gestion des déchets, par l'embauche d'un ou 2 grutiers ou, s'il sont si difficile a trouver, par la formation et la qualification -et la promotion - d'employés municipaux actuellement en service, à charge pour eux, en retour,
de se trouver redevable de leurs services à la SICTOMU pendant X années, et, par exemple de ne pas prendre leurs congés l'été (.. comme dans toute activité saisonnière).

Un premier chiffrage de ces solutions, obtenu avec certaines résistances depuis le mois dernier, montre que leur cout serait globalement équivalent, semble -t-il , à celui de l'externalisation ... pourtant l'accent demeure mis sur cette dernière solution (allez savoir pourquoi ... !!). Pourtant ces solutions "alternatives", outre l'intérêt qu'elles présente de conserver ce service public, s'avéreraient également pourvoyeuses d'emplois dans l'intercommunalité.

Malgré un certain désintérêt initial des élus, qui semblaient vouloir adopter au plus vite une solution de facilité (devant le "mécontentement" de leurs électeurs ??), certains, dont les représentants de
St Victor des Oules, ont réussi à entamer le débat, et a repousser le vote depuis novembre.

Ce soir,jour décisif , puisque fixé comme date limites pour LA décision (notamment sur plan budgétaire,pour l'année et l'été a venir), ces élus "mobilisés" ont finalement obtenu l'ajournement de la décision, dans l'attente d'évaluations comparatives précises et équitables, et non d'"estimations" (assez tendancieuses).

Amicalement,
Ph. Gasser