Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

14/02/2011

Indignons-nous : La dépendance, "cheval de Troie" de la casse du système de protection sociale

 

 

 

Le Président de la République ouvre la porte à la privatisation

Sarkozy Dépendance.doc

Le MEDEF en profite pour prolonger

Medef dépendance.doc

Alors que tous les partenaires rencontrés par la Ministre pensent qu'il faut dégager d'autres solutions

Bilan 11 février 2011.doc

Il est peut-être temps que les citoyen(ne)s prennent le dossier en mains et ne laissent pas décider sans eux. Une première solution est de se joindre à la pétition lancée par l'UNRPA, un des éléments possibles de convergences plus fortes pour résister et même reconstruire :

 

Pour un financement juste et solidaire

Lors de sa conférence de presse de novembre 2010, contrairement à ses déclarations d’avril 2007, le Président de la République, a approuvé et soutenu le rapport présenté par Madame Rosso-Debord qui organise le désengagement de la solidarité nationale, et qui oriente les personnes vers la recherche de solutions individuelles (recours aux assurances privées, recours sur succession, engagement du patrimoine, etc.) pour le financement de la perte d’autonomie.

Avec l’UNRPA, je considère au contraire que sa prise en charge fait intégralement partie des missions de la Sécurité Sociale au titre de la solidarité nationale et qu’il y a suffisamment de possibilités pour cela.

Avec l’UNRPA,

je me prononce pour la création d’une prestation universelle autonomie gérée par la Sécurité Sociale.

  • Je refuse l’exclusion des personnes âgées en GIR 4 du bénéfice de l’APA.

  • Je m’oppose à la souscription obligatoire d’une assurance personnelle dès 50 ans.

  • J’affirme mon opposition au recours sur succession.

  • je refuse toute augmentation de la CSG comme source de financement,

  • je demande de faire cotiser les revenus financiers des particuliers largement nantis et des entreprises, la taxation des stock-options, la suppression des exonérations de charges sociales, etc.

 

http://www.unrpa.com/perte-dautonomie

 

 

 

 

12/02/2011

Indignons-nous : Non à la mort de l'authentique médecine du travail

Une proposition de loi des sénateurs centristes a été adopté par le Sénat le 27 janvier 2011. Ce texte n’est que la copie de l’amendement déposé par le gouvernement au cours du débat sur les retraites qui avait été invalidé ensuite par le conseil constitutionnel.

Ce texte n’est que la quasi retranscription des volontés du MEDEF rejetées par les syndicats unanimes au cours des négociations paritaires. C’est sans précédent, c’est la liquidation de la médecine de travail de ce pays. Les apparences d’indépendance de la médecine du travail seront mises à bas, les visites seront espacées, les moyens seront réduits. Les médecins seront transformés en sélectionneurs, en contrôleurs des salariés. Ils seront au service des employeurs et non au service exclusif de la santé des salariés de ce pays.

  Avec le soutien des organisations suivantes : Collectif médecins de Bourg en Bresse, Attac, Copernic, FASE, UFAL, CGT IEG, FSU, SNPST, SMT, Solidaires, GU, LO, NPA, PCF, PG, PS, VERTS.

http://petition.non-mort-medecine-travail.net/

Non à la mort de l'authentique médecine du travail.doc

11/02/2011

Indignons-nous : Contre la loi LOPPSI 2 liberticide

 

Pétition :

Pour la justice et nos libertés : Abrogation de la LOPPSI 2 !

http://antiloppsi2.net/

 

La loi hortefeux/LOPPSI2 (loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) s’inscrit dans un contexte d’inégalités et de régressions sociales majeures. Fourre-tout sécuritaire et illisible de plus de 150 articles, ce texte annonce un nouveau et inquiétant modèle de société. Populations pauvres et précarisées, jeunes, militants ou internautes sont visés, mais pas seulement, car cette loi attaque et limite les libertés de tout le monde, sans que la population n’en ait été réellement informée :

Répression des populations ciblées :

Expulsion en 48h et sans contrôle du juge de tous occupants d’habitats hors norme (tente, cabane, caravane, yourte, mobile home, maison auto construite, bidonville, bus ou camion aménagé …) sur terrain public ou privé, et destruction de leur habitat ; criminalisation de la vente à la sauvette et de la récupération/vente de métaux ; expulsion immédiate des transports en commun et présentation à un OPJ des voyageurs sans papier d’identité …

Face aux difficultés sociales d’un nombre croissant de familles, on crèe un contrôle accru sur les prestations sociales avec obligation pour les travailleurs sociaux de faire de la délation, un « couvre-feu » pour les mineurs de 13 ans, une extension du « contrat de responsabilité parentale », un renforcement du contrôle administratif des mineurs délinquants et une procédure de comparution immédiate devant le tribunal pour enfants …

 

Fichage et vidéo surveillance généralisés :

Les fichiers de police et de gendarmerie actuels, truffés d’erreurs, incontrôlables et, de fait, incontrôlés sont reconduits, étendus et interconnectés. Même les personnes innocentées resteront fichées.

La LOPPSI 2 systématise l’espionnage de l’espace public : toutes les entreprises privées pourront installer des caméras aux abords de leurs établissements et les préfets le long des manifs ; la police pourra avoir accès en direct aux images captées par les caméras dans les hall et parties communes d’immeubles ; les images de vidéosurveillance publique pourront être exploitées par des entreprises privées agréées par le Préfet ; dans certains cas, des logiciels de reconnaissance faciale automatique seront utilisés pour identifier des sujets...

 

Durcissement du droit pénal :

Confiscation automatique du véhicule ; peines-planchers de six mois à deux ans d’emprisonnement dès la 1ère infraction en cas de violence ; pénalisation des chahuts lors de la réunion des instances électives ; nouvelles périodes de sûreté de 30 ans ; dispositions visant à augmenter le nombre de « doubles peines », procès en visio conférence...

 

Pouvoirs policiers accrus :

Filtrage et censure de sites internet ; installation de mouchard sur les ordinateurs, renforcement des pouvoirs de la police municipale; instauration d’un vague « Conseil national des activités privées de sécurité » qui entérine et annonce la privatisation croissante de la sécurité ; création de milices supplétives, dites « réserve civile », programmée pour 200 000 gendarmes et policiers à la retraite et volontaires, rémunérés 45 jour par an ; expulsion administrative, bracelet électronique sur décision administrative pour les sans-papiers, ...

 

La Loi Hortefeux/LOPPSI 2 est la 11e loi exclusivement répressive depuis 2002. Elle vient s’ajouter à l’insécurité sociale qui s’étend à chaque remise en cause des droits sociaux pour tous.

 

Cette loi concrétise le fantasme de l’ennemi intérieur et assimile tout acte de contestation à une atteinte de l’Etat. Elle affaiblit la prévention et les garanties judiciaires.

Elle ouvre la porte aux tenants de l’intolérance et du racisme, et aux artisans des inégalités.

Elle engage notre pays dans un nouvel ordre judiciaire et policier, basé sur la défiance, le contrôle et la répression.

Informons, agissons, elle doit être combattue et abrogée !

 

Organisations signataires : Advocacy, AFVS, AITEC, ANGVC, Artischaud,  ATTAC, Bagagerue, CAPJO-EuroPalestine, CDSL, CHEYEN, CIMADE, CNT Santé Social, Collectif anti LOPPSI Toulouse, Collectif contre la xénophobie d’état, Collectif Gens du Voyage de l’Essone, Collectif Soupe Refecture Diois, COPAF, CSF, DAL, FASTI, FSU,  Féd. Arts de la rue, Fond. Copernic, FSU, Gisti, HALEM, Intersquat Paris, Jeudi noir, Kassandre, L’ange bleu, L’Appel des Appels, La Voix des Rroms, Les Enfants de Don Quichotte, Libre Accès, MACAQ, MAI-Paris, MRAP, Mouv. Objecteurs de croissance,  Nomades et citoyens en Mouvement, Privacy, quadrature du net, RéSEL, RESF, SNPES-PJJ/FSU, SNUClias/FSU, SNEPAP FSU, SOS racisme, SUD santé sociaux, SUD éducation, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Synd. Nat des Journailstes, Union Syndicale Solidaire, UFAL, UFAT, USP, Vie et Habitat choisi …

Ainsi que : Alternatifs, CAP 21, Europe Écologie les Verts, FASE, NPA, MJS, Parti de Gauche, Parti Pirate, PCF, PCOF, PS

 

http://antiloppsi2.net/

 

 

 

 

09/02/2011

Indignons-nous : La résistance peut payer comme pour les gaz de schiste

 

Au début, il n'y avait que quelques "désobéissants" 
qui résistaient ..
Mais ...
Voir les 2 liens ci-dessous et le PDF en pièce jointe.
A demain, jeudi 10 février 2011 à St Jean du Gard 
19h à 22h salle Stevenson 
pour ceux qui le souhaitent...
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/08/le-gaz-ma-...
http://www.sudouest.fr/2011/02/09/le-gaz-qui-fait-peur-31...
Schiste du 5 au 9 février 2011.pdf

 

08/02/2011

Indignons-nous : contre les primes aux recteurs qui suppriment le plus de postes

 

La lettre d'une enseignante au Ministre pour rendre les palmes académiques et protester ainsi contre la politique de casse de l'école qui récompense les recteurs qui l'applique avec le plus de servilité

 

 

Brigitte Enguehard Port-Louis, le 7 février 2011 Documentaliste honoraire

 

Monsieur le Ministre ,

 

Par décret, en date du 3 Septembre 1998, j’ai été nommée au grade de Chevalier de l’ordre des Palmes académiques.

Une récompense pour ma contribution au service public de l’Education Nationale.

Ce n’est pas l’espoir d’une médaille qui me faisait agir avec conviction et enthousiasme, mais l’envie, avec toute l’équipe éducative, de donner le plus et le mieux à tous les élèves et plus encore à ceux qui étaient en difficulté.

Peut-être parce que je fais partie , moi-même, d’une famille d’enseignants (mère institutrice, sœur, beau-frère, cousines, oncle…directeur, directrice d’école, professeures, proviseur, proviseure..tous au service d’un grand idéal d’éducation publique)

Toute ma vie, j’ai lutté pour que ce service public ne soit pas démantelé mais qu’il puisse au contraire s’améliorer et s’adapter aux besoins actuels, réels des élèves et des enseignants.

J’ai connu des logiques comptables, certes, au moment des DGH, nous les avons combattues..

Mais cette fois, la coupe est pleine et je ne puis assister à cette entreprise de démolition sans réagir.

Bien sûr, les enfants des familles qui ont l’argent, la culture, les réseaux… s’en sortiront toujours mais le devoir de votre ministère est d’être là pour tous, à commencer par les plus faibles.

Un pouvoir qui mène une politique de si courte vue, sans écouter la cour des comptes et sans donner les moyens nécessaires pour faire bien fonctionner un service public vital pour l’avenir des enfants et celui du pays ,ce pouvoir est indigne de gouverner.

L’éducation n’est pas une marchandise et la « Prime à la casse » offerte aux Recteurs pour leurs bons et loyaux services est totalement indigne et honteuse !!

Je ne comprends d’ailleurs pas le silence assourdissant des dits Recteurs….

Quel exemple pour la jeunesse !!

« Rétribuer un représentant de l’Etat sur sa capacité à détruire encore plus le service public d’Education est un acte qui vous déshonore totalement » pour reprendre la phrase de Monsieur Ascher, proviseur honoraire.

Voilà pourquoi j’ai décidé, moi aussi, de vous renvoyer mon diplôme de Chevalier des Palmes Académiques ....

En espérant bien que les jeunes générations d’enseignants reprendront le flambeau pour une réelle et bonne formation pédagogique et sans être dupes des multiples plans et dispositifs qui s’empilent sans moyens au gré des vents.

Je ne peux, Monsieur le Ministre, que vous transmettre l’expression de ma tristesse et de mon profond dégoût pour cette politique délétère.

 

07/02/2011

Indignons-nous : quand la justice est en danger

Une pétition pour soutenir la lutte des magistrats contre les attaques du pouvoir contre la justice

http://lapetition.be/en-ligne/petition-9260.html

Nous, Conseillers d’Insertion et de Probation, Assistants de service social, Directeurs ou Chefs des Services pénitentiaires d’Insertion et de Probation, Magistrats, Educateurs et Fonctionnaires du Ministère de la Justice, Avocats, tenons à faire part de notre stupéfaction face à la mise en cause par le Président de la République et par notre ministre de tutelle, des fonctionnaires de Loire-Atlantique dans l’affaire de Pornic.

Nous accusons ces autorités publiques de tenter de faire porter la responsabilité de ce drame à des professionnels qui dénoncent depuis plusieurs mois un manque de moyens structurel, tout comme le font l’ensemble des services du Ministère de la Justice, pour assurer le suivi des personnes condamnées.

Nous accusons le pouvoir exécutif de faire preuve d’une invraisemblable démagogie en faisant croire que la carence dans la prise en charge d’une mise à l’épreuve prononcée pour un outrage à magistrat puisse avoir un lien déterminant avec la commission d’un crime aussi grave.

Nous accusons le chef de l’Etat de multiplier les formules mensongères tendant à faire croire que la récidive criminelle pourrait être purement et simplement éradiquée, alors que chacun sait qu’elle est un phénomène complexe dont la prévention, qui ne sera jamais la garantie absolue d’un « risque zéro », nécessite du temps et de la sérénité.

Nous accusons le gouvernement d’avoir gravement négligé la politique de prévention en la matière, en n’accordant pas aux services judiciaires et pénitentiaires les moyens, les outils et les budgets suffisants pour qu’ils exercent leurs missions dans des conditions satisfaisantes.

Nous accusons le ministère de la Justice d’avoir choisi d’amputer les budgets alloués au recrutement de personnels et au développement des partenariats qui permettaient pourtant la prise en compte individualisée des personnes placées sous main de justice.

Nous affirmons notre solidarité sans faille à l’égard de nos collègues du SPIP de Loire-Atlantique et du Tribunal de Grande Instance de Nantes qui ont travaillé avec les moyens dont ils disposaient, et qui avaient averti leur administration des difficultés auxquelles ils étaient confrontés.

Nous exigeons du ministre de la Justice qu’il rende publics les rapports dont il était destinataire au sujet de la situation nantaise, et qu’il n’engage pas de poursuites contre des professionnels qui ont dû subir une pénurie de moyens générée par un gouvernement qui, aujourd’hui, leur demande des comptes afin de faire oublier son éminente responsabilité.

Au-delà de cette affaire sans précédent, nous demandons à notre administration de nous permettre enfin de travailler dignement.

06/02/2011

Indignons-nous : ceux qui ferment des classes

UZES, ÉCOLE EN DANGER 

NON à la fermeture d’une classe au Groupe Scolaire Jean Macé ! 

http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N6414


Ayons de l’ambition pour nos enfants ! 
Nous souhaitons conserver à Uzès le choix d’un enseignement adapté et de qualité, dans des conditions favorables d’apprentissage. Une fermeture de classe impliquerait au contraire moins de temps par enfant, des conditions précaires d’enseignement et d’avantage d’enfants en situation d’échec. 
La suppression d’une classe entrainerait également une demi décharge pour le poste de directeur/trice, actuellement à temps plein, ce qui ne laisserait que très peu de temps pour la gestion de l’établissement et l’écoute des enfants et de leurs parents. 
Il est nécessaire ici de tenir compte également des données démographiques à venir de la ville d’Uzès, les perspectives de développement à court terme de la population étant en hausse : la sixième tranche de Mayac, la ZAC Chauvin, le lotissement La Perrine sont autant de lots et logements sociaux qui verront, selon les statistiques basses de l’INSEE, au moins une cinquantaine d’enfants supplémentaires à scolariser. 
Aussi je soutiens les parents d’élèves et la FCPE et demande le maintien de cette classe en danger de fermeture ! 


Ayons de l’ambition pour nos enfants ! 
Nous souhaitons conserver à Uzès le choix d’un enseignement adapté et de qualité, dans des conditions favorables d’apprentissage. Une fermeture de classe impliquerait au contraire moins de temps par enfant, des conditions précaires d’enseignement et d’avantage d’enfants en situation d’échec. 
La suppression d’une classe entrainerait également une demi décharge pour le poste de directeur/trice, actuellement à temps plein, ce qui ne laisserait que très peu de temps pour la gestion de l’établissement et l’écoute des enfants et de leurs parents. 
Il est nécessaire ici de tenir compte également des données démographiques à venir de la ville d’Uzès, les perspectives de développement à court terme de la population étant en hausse : la sixième tranche de Mayac, la ZAC Chauvin, le lotissement La Perrine sont autant de lots et logements sociaux qui verront, selon les statistiques basses de l’INSEE, au moins une cinquantaine d’enfants supplémentaires à scolariser. 
Aussi je soutiens les parents d’élèves et la FCPE et demande le maintien de cette classe en danger de fermeture ! 

Ayons de l’ambition pour nos enfants ! 
Nous souhaitons conserver à Uzès le choix d’un enseignement adapté et de qualité, dans des conditions favorables d’apprentissage. Une fermeture de classe impliquerait au contraire moins de temps par enfant, des conditions précaires d’enseignement et d’avantage d’enfants en situation d’échec. 
La suppression d’une classe entrainerait également une demi décharge pour le poste de directeur/trice, actuellement à temps plein, ce qui ne laisserait que très peu de temps pour la gestion de l’établissement et l’écoute des enfants et de leurs parents. 
Il est nécessaire ici de tenir compte également des données démographiques à venir de la ville d’Uzès, les perspectives de développement à court terme de la population étant en hausse : la sixième tranche de Mayac, la ZAC Chauvin, le lotissement La Perrine sont autant de lots et logements sociaux qui verront, selon les statistiques basses de l’INSEE, au moins une cinquantaine d’enfants supplémentaires à scolariser. 
Aussi je soutiens les parents d’élèves et la FCPE et demande le maintien de cette classe en danger de fermeture ! 

05/02/2011

Indignons-nous : La France qui ne soigne plus !

Appel au secours d'une infirmière du CHU de Saint-Étienne, à diffuser largement...

« Je suis assez catastrophée en ce moment, car dans aucun média, aucune presse, même dans les discours de nos chers politiques, personne ne parle de ce qui se passe du côté de l'hôpital public... Et pourtant, moi qui le vis de l'intérieur, je vous garantis qu'il y a de quoi sauter au plafond (peut-être autant que les fautes d'orthographe dans ce mail, je m'en excuse...!).
Tout ce qui va suivre est un peu compliqué, peut-être, mais nécessaire pour vous expliquer ce qui se passe sur le terrain.

Je suis infirmière dans un service de Médecine adulte (Médecine interne et thérapeutique, pavillon 5, hôpital Bellevue à Saint-Étienne) avec une capacité d'accueil de 21 patients, dont 95% est muté directement des urgences. Autrement dit, la plupart ne sont pas encore très stabilisés sur le plan médical et ont donc besoin d'une surveillance étroite et efficace de la part des infirmiers et aide-soignants. Les femmes de ménage (ASH) ont elles aussi un rôle important, car au détour d'un couloir ou pendant qu'elles nettoient une chambre, elles peuvent être les premiers signaux d'alarme d'un patient en détresse. Sans parler de leur travail primordial pour assurer l'hygiène des services, rôle majeur dans la lutte des infections nosocomiales.
Nos équipes s'organisent ainsi : (les équipes de jour et de nuit sont indépendantes, je ne travaille que le jour matin-soir) :
2 infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le matin
2 infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le soir
1 infirmière + 1 aide-soignante la nuit
Ceci est ce qu'on appelle le service minimum, autrement dit, c'est le minimum réglementaire pour assurer la sécurité des patients. Or il faut savoir que nous n'avons jamais de personnel en plus et que la tendance actuelle est de nous faire tourner en sous-effectif de manière presque systématique les soirs et les week-ends, soit un seul infirmier pour 21 patients.

Depuis 2 mois, une de mes collègues infirmières a démissionné et n'est pas remplacée, une autre est en arrêt de travail qui risque d'être prolongé et n'est pas non plus remplacée. Nous ne sommes donc plus que 6 infirmiers au lieu de 8 à assurer un roulement sur 4 semaines, jours de semaine, week-end et fériés compris. Alors nous effectuons 1 puis 2 puis 3 week-ends supplémentaires (nous en travaillons déjà 2 sur 4 habituellement) et ainsi de suite pour que le service tourne, avec des jours de repos qui sautent et des alternances de rythme incessantes. Si bien qu' il devient impossible de prévoir quoi que ce soit en dehors de la vie au CHU, sous peine de devoir annuler au dernier moment pour cause : boulot !
Samedi dernier, une autre collègue s'est arrêtée et, étant la seule infirmière du soir, il n'y avait donc personne pour prendre la relève du matin... C'est un infirmier des urgences qui a été détaché de son service pour venir dans le nôtre, qui a assuré les soins de nos 21 patients, alors qu'il ne les connaissait pas, et qui a dû faire face en plus à une situation d'urgence vitale de l'un d'eux...
Une des ASH est arrêtée depuis 1 an en étant remplacée de manière très ponctuelle, obligeant les 3 ASH restantes du service à se partager un roulement sur 4 semaines, jours de semaine, week-end et fériés compris. Leur tâche est de nettoyer à elles seules, tous les jours, la totalité des 16 chambres du service de fond en comble (vitres, mobilier, murs, WC), les bureaux médicaux, les pièces de vie (office, douche, WC, couloirs), la salle de soins...

Il faut savoir que le CHU de Saint-Étienne est en pleine réorganisation, puisqu'un gros complexe est en fin de construction à l'hôpital Nord, promettant parait-il des technologies de pointe, des locaux modernes et surtout des soins efficaces et de qualité...
Alors, expliquez-moi comment être à la hauteur de ces exigences quand le personnel est déjà largement en sous-effectif ? L'hôpital refuse d'embaucher, car déficit budgétaire, mais préfère faire appel à l'intérim, qui coûte plus cher que des contractuels...
Hier, j'étais normalement en 'repos' et j'ai passé une bonne partie de ma journée à démarcher la Médecine du Travail, les syndicats et à parler avec notre chef de service, pour essayer de trouver des solutions pour que notre direction nous entende...
Nous sommes par chance soutenus par notre chef de service, qui connaît la valeur de notre travail et sait que nous ne protestons pas pour rien. Il nous connaît suffisamment pour lui même remuer ciel et terre pour qu'on s'occupe du sort des soignants à l'hôpital. Il nous soutient par ce que lui-même est très inquiet de la situation et voit notre gouvernement asphyxier le service public hospitalier, or lui a choisi de travailler au CHU par foi en ce service public et dans le respect du serment d'Hippocrate.

Je dors très mal et pour être honnête je pense au boulot constamment. J'ai peur que le stress me fasse oublier un soin, que la pression m'empêche de prendre le temps avec un patient déprimé, que la fatigue me fasse faire un mauvais calcul de dose, administrer un produit au mauvais patient... J'ai peur que ce métier que j'aime me transforme en assassin, involontairement, par ce qu'on aura laissé la situation se dégrader. Parce que nous sommes tous responsables : je suis l'infirmière d'aujourd'hui, mais nous sommes tous les patients de demain. VOUS pouvez être au bout de ma seringue, ou votre mari, votre enfant, votre... Je vis l'insécurité dans mon travail, alors que je le maîtrise pourtant. Mais je suis humaine avant tout.

Vous serez ceux qui pâtirez du manque de soignants dans les services : je n'aurai pas pu prendre le temps de vous donner des nouvelles du patient que vous aimez, je n'aurai pas pu gérer 2 situations d'urgence à la fois... Faut-il attendre qu'il y ait des morts pour réagir et prendre conscience de ce qui se passe dans les hôpitaux ???

Aujourd'hui, j'ai besoin de vous. Merci de bien vouloir transférer ce mail de manière la plus large possible, pour informer le plus de monde possible. Si vous connaissez des personnes du monde hospitalier, journalistique, politique ou autre, n'hésitez pas à les solliciter.

Il faut se mobiliser en masse pour être plus efficace, moi toute seule, je n'intéresse personne.

Merci pour votre attention ! »

04/02/2011

Indignons-nous : La France qui expulse au quotidien !!!!!

AMOUREUX AU BAN PUBLIC LYON-CIMADE
A-t-on  aujourd’hui, le droit de s’indigner en France ???

Voilà l’expérience que je viens de vivre et qui me permet d’en douter.
Le 20 janvier, je prenais l’avion à Roissy pour rentrer à Bamako, au Mali où je vis actuellement. L’avion était prévu à 16 h 05... Il est parti à 20 h 45 !!
Que s’est-il passé pendant ce temps ?

D’abord nous n’avons pu embarquer qu’après une attente de ¾ d’heure… c’est tellement habituel qu’on n’y a même pas prêté attention.
On s’installe dans l’avion normalement (250 passagers) et tout à coup un homme avec un brassard de la police arrive et distribue à certains passagers un trac en leur demandant de le faire circuler aux autres. Imaginez l’interrogation des passagers non francophones.

Voilà quelques passages du texte :
« Vous avez peut-être été sollicité… pour vous opposer à l’embarquement d’un personne expulsée de France… qui embarquera sur ce vol…. La décision de reconduite est un acte légitime de l’État Français….. Le délit (empêcher l’expulsion) sera puni d’une peine de 5 ans d’emprisonnement et 18000 euros d’amende. » etc etc…. (texte intégral en pièce jointe)

Expulsion.pdf

De plus le policier nous a précisé que l’expulsé allait manifester son opposition en criant, en hurlant, en se débattant et de s’excuser pour le désagrément… que cela ne durerait que 5 mn et qu’après le départ de l’avion tout serait terminé !!

L’ expulsé  est arrivé, encadré par la police et a commencé à hurler « lâchez moi, je veux pas partir… »
Aussitôt, certains passagers se sont levés, indignés par la scène imposée. Le personnel d’Air France ainsi que les policiers présents leur ont intimé l’ordre de s’asseoir sans quoi l’avion ne partirait pas et que tous les passagers seraient débarqués. Il faut préciser que jamais on n’a su les raisons de son expulsion.
Devant la détermination des passagers révoltés, le commandant de bord a pris la décision de reconduire l’avion au parking et appel a été fait à la police.

On a vu tout à coup surgir une vingtaine de CRS casqués, matraque et bouclier à la main (!!!) défilant en file indienne dans les travées de l’avion et se tenant, chacun à l’épaule du précédent. Jusque là tout le monde avait été très digne mais là le débarquement de la force publique dans l’étroit espace devenait des plus comiques et pourtant on avait pas envie de rire. Les passagers qui s’opposaient à l’embarquement de l’expulsé ont été virés à terre.
Précision importante le premier policier qui est intervenu photographiait tout le monde en interdisant à qui que ce soit de filmer où photographier. Un passager a d’ailleurs été expulsé pour cette seule raison. Je n’ai pas pu photographier mais rien ne m’interdit d’écrire.
J’ajoute qu’un CRS a filmé TOUTE la scène d’expulsion des passagers.  Une famille de maliens, les parents et 3 très jeunes enfants sont descendus de l’avion pour avoir manifesté verbalement leur opposition. Les 3 bébés n’avaient pas mangé et n’avaient pas dormi pendant toute l’intervention. Le père était choqué par le déploiement des forces militaires devant de si jeunes enfants.
Et sur ordre du premier policier, les CRS se sont saisi de passagers assis qui avaient simplement manifesté leur indignation verbalement.

On nous a demandé qui avait encore quelques chose à dire… si vous n’êtes pas d’accord, descendez !!

Il faut bien avouer que devant une scène aussi immonde, devant un tel déploiement de la force on (JE) manque terriblement de courage. On se dégonfle et on a honte. Et on se sent extraordinairement impuissant devant « le savoir faire français en matière de maintien de l’ordre » prôné par MAM.

J’ai pensé aux gens qui, pendant la dernière guerre, étaient témoins des actions de la police de Vichy, que faire, que dire devant un flingue ou une matraque, ou les aboiements des cerbères de l‘ordre….

Quoiqu’ait fait cet homme, on n’avait pas à prendre 250 passagers en otages, sans leur donner les raisons de cette décision. Pourquoi ne pas nous avoir averti avant l’embarquement ??? Nous aurions pu prendre notre décision en toute liberté. On cautionne, on embarque. On ne cautionne pas, on prend un autre avion.

Pendant ce temps, des familles, des amis… nous attendaient à Bamako. Heureusement le téléphone fonctionnait. Mais que disait Air France sur son site : « En raison de problèmes techniques l’avion a dû faire demi tour » !!!… (Cf. copie d’écran en pièce jointe).

AF3096_20110120.pdf

Devra-t-on déposer plainte contre Air France comme certains l’ont fait pour les actions de la SNCF ???

Les passagers contestataires débarqués, l’expulsé a continué à protester… Puis finalement a été reconduit à terre.

Mais les passagers contestataires ont refusé de donner leur identité ; donc on a dû faire l’inventaire de ceux qui restaient dans l’avion et ensuite décharger tous les bagages pour en extraire ceux des débarqués.

Tout ça pour ça !!

Combien a coûté cette scène immonde, en argent, en stress, en mobilisation policière inutile. Car ces gens qui ont été virés ne sont pas des bandits, ni des rebelles encore moins des terroristes mais simplement des gens qui s’indignent...

Inévitablement des slogans radicaux ont surgi : les blancs dans leurs pays, les noirs en Afrique…

De tels évènements ne peuvent qu’exacerber les extrémismes Alors ne nous étonnons pas des prises d’otages. À mépriser des peuples, à les sous payer, on ne peut qu’obtenir des révoltes aveugles et incontrôlées.

Cet évènement auquel j’ai assisté ne m’inspire pour le moment qu’une seule réflexion : « J’ai HONTE et j’ai la rage »

Josette Rétif (professeur retraitée)
jo.retif@orange.fr

Amoureux au Ban Public
33 rue Imbert Colomès 69001 Lyon