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28/02/2012

Le MES au sénat et la possibilité de le rejeter !!!

Le temps presse, le MES passe devant le sénat pour être ratifié. Il faut absolument informer le plus grand nombre de nos concitoyens afin d'interpeller les sénateurs. Le rejet de la politique ultralibérale trouve ici un moyen de se faire entendre. Le sénat est passé à gauche et un vote non à cette loi reporterait après les législatives la nécessaire navette entre les deux assemblées. Le peuple français a dit non au TCE en 2005, il doit faire entendre sa voie lors de cette tentative de dépossession de la souveraineté nationale. Il est encore possible de contrer cette tentative de la droite réactionnaire actuellement au pouvoir. Celle-ci est directement inspirée des diktats ultralibéraux des "Chicago Boys" de l'école de pensée de Milton Friedman. Ce dernier est à l'origine de ce cancer monétariste qui dévaste les économies de la planète depuis les années 80, il a été le gourou idéologique de Ronald Reagan. Le gourou de Margaret Thatcher était un personnage tout aussi détestable, Friedrich Hayek l'économiste créateur du Think tank ultralibéral "Le Mont Pèlerin". Le film qui est proposé au public en ce moment met en avant de façon sympathique sous les traits de l'actrice Meryl Streep la redoutable "Dame de fer", rendre sympathique les responsables de ce désastre me semble surprenant à l'heure où on est en droit de demander des comptes.

 
 
Voici un message transmis par une amie, vous avez entre les mains la procédure pour remplir votre devoir de citoyen responsable.
Faire la démarche vous même est  très bien mais cela doit se compléter par la transmission de cette action à vos amis et à vos listes de diffusion!
 
 
 
 
Petit mode d'emploi :

1 - Vous lisez le texte ci-dessous, si vous êtes OK avec, vous continuez, si vous n'êtes pas d'accord vous êtes prêts pour la dictature, détruisez mon @ de votre carnet d'adresses.
2 - Vous copiez/collez le texte ci-dessous et vous remplacez ce qui est en rouge par le nom de votre département, votre nom et votre @ (en bleu)
3 - Vous envoyez à TOUS les Sénateurs de votre département: http://www.senat.fr/somelus.html + à tout votre carnet d'adresses départemental en copie, avant lundi prochain (je n'ai pas trouvé l'ordre du jour sur le site du Sénat, et ne sais donc pas encore quel jour dans la semaine ce dossier sera traité).
4 -  Vous allez voir qui a voté quoi au Sénat dans la semaine et vous diffusez le vote de vos Sénateurs à tout votre carnet d'adresses départemental.
 
 



Monsieur et Madame les Sénateurs (de votre département) ,

 Comme des millions de personnes dans toute l'Europe, je m'inquiète des dérives autoritaires, des politiques d'austérité et de la casse systématique des services publics qui sont mis en œuvre, sous prétexte d'une dette dont la légitimité n'est d'ailleurs toujours pas questionnée. Nous voyons bien la réalité des conséquences de ces politiques en Grèce, où un véritable pillage du pays a lieu. Je ne développerai pas cette situation tragique que vous connaissez.

Je vous écris concernant le traité européen instituant le M.E.S. (Mécanisme Européen de Stabilité) sur lequel vous devrez vous prononcer le 28 février. Vous savez que ce mécanisme donnera à nouveau des pouvoirs complètement
anti-démocratiques à la Commission Européenne. Vous savez que les États européens seront soumis à une discipline budgétaire qui obligera à tout brader à la finance : service public après service public. À travers ce véritable pillage
organisé, c'est toute la cohésion sociale et la qualité de vie dans notre pays, déjà bien entamée, qui seront mis à mal. Je m'étonne du silence qui entoure ce traité crucial et m'indigne de l’absence de consultation populaire à ce sujet.

 Des chèques en blanc à des personnes désignées !
Au sein de ce mécanisme, les décisions seront prises par le Conseil des gouverneurs composé exclusivement des ministres des finances de la zone euro. Aucun veto, ni aucune autorité des parlements nationaux n’est prévu sur ces ministres lorsqu’ils agissent au titre de gouverneurs. De plus, ils jouiront en cette qualité d’une immunité totale leur permettant d’échapper à toute poursuite judiciaire. Pourtant, ils disposeront alors librement des caisses de l’État qui devront accéder de façon « irrévocable et inconditionnelle » à leurs demandes. Il est aussi intéressant de noter que le budget de création du MES pouvant être réclamé aux États-membres dans un délai de sept jours seulement n’est pas plafonné et peut donc augmenter de façon illimitée sur simple décision du Conseil des mêmes gouverneurs. Aucun membre ou employé de cette structure ne sera élu par la population ni responsable devant elle.

 Une autorité pleine, entière et incontestable !
Plus fort encore, le MES peut attaquer en justice, mais ne pourra pas être poursuivi, pas même par les gouvernements, les administrations ou les tribunaux. Le manque de transparence concerne aussi les documents « inviolables », qui ne seront rendus publics que si le Conseil des gouverneurs le souhaite. Négation des compétences fiscales et budgétaires des parlements nationaux, déni des principes de base de la démocratie, impossibilité d’opposer un veto, immunité judiciaire totale, opacité des documents… Autant de procédés antidémocratiques qui m'amènent aujourd’hui à vous demander d’adopter une position claire quant à ce traité.

Allez-vous l’accepter ou le rejeter ?
J'attends une réponse claire de votre part à mon adresse mail : lucien.pons01@laposte.net,  afin de la transmettre aux citoyens de notre département. Votre absence de réponse sera considérée aussi comme une réponse.

Cette société devient étouffante d'injustice et témoigne de l'abandon des populations.
Je vous le demande, Monsieur le Sénateur, Madame la Sénateur, au nom de tous les citoyens dans ce pays, au nom de la souveraineté populaire, au nom de la justice sociale, au nom de la République et de la démocratie : Par respect du peuple qui vous a tous élu, vous devez rejeter ce texte, ainsi que la modification de l'article 136 du traité sur le fonctionnement de l'Union.

Signature :

 
 
 

24/02/2012

Peut-être que les hommes ont oublié tout simplement qu'ils étaient des hommes libres ?

A voir absolument, environ 5 mn, extraordinaire de bon sens et hilarant en même temps, mais quelle leçon d'éducation populaire !!!

 

Le discours de Tommy Douglas en 1944 au Canada  :

Au pays des rats et des chats

Pétition Pour un débat public Hollande/Mélenchon

Les élections présidentielles du printemps prochain s’inscrivent dans un contexte de crise économique et financière inédit. Les français qui ont massivement participé aux primaires socialistes ont montré par là même leur soif de politique et de changement. Le changement ce n’est pas seulement se débarrasser de l’actuel locataire de l’Elysée. Le changement c’est avant tout répondre de manière efficace et durable aux problèmes quotidiens du plus grand nombre. A gauche, il semble qu’il y ait deux voies possibles. Celle proposée par le front de gauche et son candidat Jean Luc Mélenchon, et celle que porte le parti socialiste par la voix de François Hollande. Afin que chacun se détermine en conscience le jour du scrutin, afin d’éviter les malentendus et les déceptions éventuelles sur les promesses non tenues, il nous paraît important que le candidat du Front de gauche et le candidat du parti socialiste débattent publiquement projet contre projet. L’appel de Jean Luc Mélenchon à François Hollande n’a pas été entendu, mais celui des citoyennes et des citoyens de gauche ne pourra pas rester sans réponse. C’est une question de transparence qu’aucun des deux candidats à l’élection présidentielle ne peut traiter par le mépris sans s’assoir sur les fondements mêmes de la démocratie. C’est donc à nous, électeurs de gauche, qu’il revient d’exiger ce débat en signant le présent appel. Notre objectif de 1 million de signature peut facilement et rapidement être atteint si chacun relai l’information. A vous de jouer.

http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N19745

 

TRISTE VOTE

L’Assemblée nationale a voté ce mardi le Traité instituant le Mécanisme Européen de Stabilité. Sa décision était attendue puisque la majorité de droite devait logiquement approuver un traité écrit par Nicolas Sarkozy. Le vote des socialistes l’était moins. Après que le Bureau national du PS se soit plutôt prononcé pour le « non » et que François Hollande ait fait savoir qu’il était pour le « oui », la « synthèse » se fit sur l’abstention.

« Notre abstention est dynamique, offensive. Le vote non aurait donné l’impression de ne rien décider » a lancé Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS, dans une surenchère avec Pierre Dac. Hélas non, c’est une abstention de capitulation déplorable. Car recommencée au Sénat le 28 février prochain, elle signifierait que le PS renoncer à bloquer ce texte. Il aurait pu en votant non dans la Seconde Chambre où la gauche est désormais majoritaire contraindre Sarkozy à recourir au referendum. Ou plus probablement, il l’aurait forcé à laisser la ratification entre les mains de la majorité parlementaire qui sera élue dans quelques mois.

L’abstention des socialistes est lamentable car elle divise la gauche. Front de Gauche et Verts ont fait le choix du « non » qui aurait dû rassembler la gauche. Ce vote déconsidère enfin totalement les promesses de renégociation avancées par le candidat Hollande. Comment demander la renégociation d’un traité ratifié par son propre pays lorsqu’on ne s’y est même pas opposé ! Comment assumer un bras de fer sur les traités imposés par la finance quand on veut d’abord rassurer les marchés financiers et leurs agences de notation ?

Le PS prétend vouloir renégocier uniquement le traité budgétaire, qui fait obligation aux Etats de constitutionnaliser une « règle d’or ». Ce second texte n’est pas encore finalisé. Ce sera l’objet du sommet européen du 1er mars. C’est donc la prochaine majorité qui aura à le ratifier ou à le rejeter. Mais il est validé par avance dans le MES puisque que ce dernier fait obligation aux Etats qui en appellent à « l’aide » de ce dispositif d’avoir ratifié ce carcan budgétaire punitif et antidémocratique. « Je ne peux pas revenir sur la parole de la France » expliquerait sans doute un Hollande élu président de la République pour justifier l’acceptation du traité budgétaire, éventuellement assorti d’un ajout cosmétique et proclamatoire en faveur de la relance. N’est-ce pas ce que fit en son temps Lionel Jospin sur le traité d’Amsterdam, avalé tout rond quelques semaines après la victoire de la gauche malgré des promesses de campagne autrement plus précises.

Conscients de cette situation, un petit groupe d’une vingtaine de députés socialistes a rompu les rangs pour voter « non » comme les y avait invité Jean-Luc Mélenchon. Leur décision doit être saluée. En 2005, nous avons vu que le peuple français donnait parfois raison à ceux qui avaient ce courage. En 2012 ils pourront le faire en votant pour le Front de Gauche, seule force politique qui s’engage à remettre en cause ces traités et à organiser un referendum pour faire prévaloir la volonté du peuple.

Qui à voter quoi ? Afin de savoir qui laisse les technocrates décider à la place des élus du peuple en votant pour ou en laissant faire par l'abstention !

MES - Analyse du scrutin - Premiere seance du 21 fevrier (Assemblee nationale).pdf

18/02/2012

Le MES ? Qu'est ce que c'est ? Danger pour la démocratie !

Le MES, c'est le Mécanisme Européen de Stabilité, une décision financière technocratique importante pour laquelle il ne sera pas donnée la parole aux peuples pour en juger de l'opportunité et de la nécessité

Il s'agit d'un des sujets fondamentaux de différence entre les candidats aux présidentielles.

Une position à prendre au seul parlement dès le 21 février qui peut engager sur une perte définitive de souveraineté des États pour la laisser à des technocrates désignés et non élus des instances européennes.

Jean-Luc Mélenchon a été très clair lors de son meeting du 8 février dernier à Montpellier sur les dangers de ce mécanisme et de sa dimension sans retour possible. La position que sera prise par les députés montrera la crédibilité de leurs promesses électorales au regard de la manière dont ils acceptent ou non de se soumettre aux décisions de la haute finance.

Force est de reconnaître que bien peu parle de ce vote du 21 février prochain.

Au delà des différences partisanes, force est de reconnaître l'importance de la lettre ouverte (voir ci-dessous) envoyée sur ce sujet aux députés du Gard par les futurs candidats du Front de Gauche aux prochaines législatives. Tous le monde est concerné. Tout le monde risque de l'être plus encore si le vote des députés va dans le sens de l'acceptation de ce mécanisme !

"Le 21/02/2012, à l'Assemblée Nationale, vous allez vous prononcer sur le traité établissant le Mécanisme Européen de stabilité (MES) assorti d'une révision simplifiée pour son intégration dans le traité de Lisbonne. Nous avons en mémoire le résultat du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen, devenu traité de Lisbonne, voté par déni démocratique au Congrès de Versailles avec la bienveillance de votre parti politique. Cet épisode reste à jamais une blessure. Un silence assourdissant entoure ce nouveau traité. Vous savez qu'au sein de ce mécanisme, les décisions seront prises par le Conseil des gouverneurs exclusivement composés des ministres des finances de la zone euro. Aucun veto ni aucune autorité des parlements nationaux ne pourra contrevenir à leurs décisions. Ils jouiront en leur qualité d'une immunité totale qui leur permettra d'échapper à toute poursuite judiciaire. Cette autorité, non élue, aura la haute main sur les caisses des États et ne devra rendre aucun compte à aucun gouvernement, aucune administration, aucun tribunal. Aucun membre ou employé de cette structure ne sera élu par le peuple ni responsable devant lui. Plus fort encore, le Mécanisme Européen de Stabilité pourra se pourvoir en justice mais ne pourra être poursuivi, pas même par les gouvernements. Nous atteignons l'ultime d'un déni des principes de base de la démocratie: négation des compétences fiscales et budgétaires des parlements nationaux, impossibilité d'opposer un veto, immunité judiciaire totale, opacité des documents... La conférence des présidents de l'Assemblée Nationale a refusé le vote solennel nominal par scrutin public le 21 février, demandé par les députés Front de Gauche, pour lui préférer un vote en catimini. Monsieur le député, pour l'ensemble de ces considérations, au moment où nous avons sous les yeux la tragédie du peuple grec, nous vous demandons avec insistance d'avoir le courage politique, par delà les pressions de votre groupe, de voter contre le traité MES. Aux citoyens attentifs à votre responsabilité personnelle, nous ne manquerons pas de faire connaître votre réponse à ce présent courrier. Il va sans dire que votre position sur cette question cruciale comptera dans les campagnes électorales déjà entamées." 

A chacun de juger de la fiabilité des promesses des candidats au regard des positions qui seront prises par ses représentants au parlement pour ce vote

Denis Ballini Citoyen"