Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

18/05/2012

Quelques éléments pour comprendre la Grèce

Où l'on peut mieux comprendre un vote qui refuse la seule austérité du peuple pour vaincre une crise produite surtout par les représentants du grand capital et les technocrates à leur service pour imposer un interprétation érronée.

Les 10 mythes sur la Grèce et la crise.doc

Lecture qui peut être utile pour les législatives françaises des 10 et 17 juin pour qu'une expression pleinement démocratique sans chantage et pression puisse en résulter ...

... et justifier un réel débat pour un audit citoyen de la dette pour que les décision pour en sortir puisse être pris en toute transparence 

07/05/2012

Grèce. Législatives : les urnes disent non à l'austérité

Séisme politique en Grèce. Dans un contexte marqué par la contestation et l'austérité, les deux partis pro-austérités s'effondrent aux élections législatives et n'obtiennent à eux deux que 149 sièges. Le parti néo nazi Chryssi Avghi (Aube Dorée) obtient lui près de 7% des suffrages lui offrant 21 des 300 sièges du Parlement. La formation d'un nouveau gouvernement s'annonce d'ores et déjà très difficile.   

Le parlement grec compte 300 députés. Voici les résultats des sept partis qui y seront représentés :

La Nouvelle-Démocratie (droite, pro austérité) : 18,8% des suffrages (108 sièges de députés)

Syriza (Gauche radicale) : 16,5% des voix (52 sièges)

Le Pasok (socialiste, pro austérité) : 13,2% des suffrages (41 députés)

Parti grec indépendant : 10,6% (33 députés)

KKE (communistes) : 8,4% (26 députés)

Chryssi Avghi (néo nazi) : 6,9% des suffrages (21 députés)

Dymar (gauche démocratique et pro-européenne) : 6,1% (19 députés)

 

Les deux partis pro-austérité, la Nouvelle-Démocratie (droite) et le Pasok (socialiste), ne rassemblent ainsi que 149 sièges sur les 300 du Parlement (malgré la prime au premier qui sur-représente le parti arrivé en tête!), sous la majorité absolue, après le dépouillement de 99% des bulletins, selon les chiffres publiés ce lundi par le ministère de l'Intérieur. 

 

Selon ces résultats, les deux partis, piliers du bipartisme en Grèce depuis 38 ans, ne pourraient donc former un gouvernement de coalition qu'avec l'appui d'un troisième parti.

 

Cinq partis anti-austérité

Les cinq autres partis ayant réussi à atteindre le seuil de 3% nécessaire pour entrer au parlement, sont tous hostiles, à des degrés divers, à la politique d'austérité draconienne infligée à la Grèce depuis deux ans. Ils raflent 151 sièges dans la nouvelle assemblée, soit un peu plus de la moitié, et incluent la formation néo-nazie Chryssi Avghi (Aube dorée) qui obtient pour la première fois des députés.

 

Les résultats définitifs devraient être proclamés à 13h ce lundi par le président du parlement sortant. Dans la foulée, le chef de l'Etat Carolos Papoulias appellera Antonis Samaras, dirigeant de la droite Nouvelle-Démocratie, dont le parti est arrivé en tête du scrutin, pour lui confier la tâche de former un "gouvernement qui jouisse de la confiance du parlement", selon la Constitution. 

 

La gauche radicale arrive en 2e position

Antonis Samaras aura trois jours pour tenter de mettre en place son cabinet. S'il échoue, Carolos Papoulias doit remettre "ce mandat exploratoire" pour la formation d'un gouvernement au dirigeant du deuxième parti, soit à Alexis Tspiras, chef de la gauche radicale du Syriza, qui a créé la surprise en obtenant un score de 16,5% des suffrages, contre 4,6% aux législatives en 2009. 

 

Une coalition difficile à former

Les partis pro-austérité, alliés depuis novembre au sein d'un exécutif de transition, risquent d'avoir le plus grand mal à trouver un partenaire pour un gouvernement de coalition parmi les cinq autres partis anti-austérité du parlement qui ont déclaré être contre la poursuite de la rigueur, exigée par les créanciers du pays, UE et FMI. Seul le parti de la gauche démocratique (Dymar, 6,1%), pro-européen, pourrait éventuellement jouer ce rôle.

01/05/2012

Voter contre Sarkozy, oui, mais intervention citoyenne nécessaire ensuite

Devant les dérives droitières et même extrême-droitières de Nicolas Sarkozy, il est absolument nécessaire de voter contre lui au 2e tour !

Mais, ce vote "contre" n'est malheureusement pas un vote d'adhésion à François Hollande. Il n'est que le seul moyen restant pour empêcher un deuxième quinquenat du président sortant. 

  • devant l'extrême timidité du programme de François Hollande pour lutter effectivement contre la crise et redistribuer véritablement les richesses au profil du travail et de la protection sociale ;
  • devant l'urgence d'un véritable audit citoyen de la dette pour ne pas rester dépendant de la bonne volonté du grand capital qui pille notre pays depuis 30 ans au travers de tous les gouvernements succesifs ;
  • devant la nécessité d'une refonte fondamentale et non marginale des traités européens en respectant le vote des français(e)s de 2005 ;
  • devant le danger d'un échec rapide de sa politique par manque de moyens repris au capital pour mener une véritable relance économique ;
  • devant la menace d'une redistribution des forces de l'opposition de droite au bénéfice du leurre d'extrême droite bleu marine ;

Il est urgent de ne pas attendre, dès le lendemain du 2e tour, pour :

  • imposer un suivi citoyen et public régulier des engagements du candidat socialiste ;
  • permettre que la chambre des députés puisse être réellement pluraliste à gauche en empêchant une majorité unicolore et en imposant ainsi un débat transparent public pour un véritable "changement maintenant" !

Ce blog, ou un autre ouvert spécifiquement, sera activé à cet effet en fonction des résultats du 2e tour